Dérives intégristes au lycée Gerson: L'établissement blanchi par le ministère

RELIGION Des élèves et enseignants avaient dénoncé des dérives intégristes dans le groupe scolaire Gerson situé dans un quartier huppé de la capitale...

20 Minutes avec AFP

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Le lycée catholique Gerson est situé dans le 16e arrondissement de Paris.
Le lycée catholique Gerson est situé dans le 16e arrondissement de Paris. — A. Gelebart

Un établissement catholique privé parisien a été blanchi par le ministère de l’Education à la suite d’une mission d’inspection. L’information du Figaro a été confirmée lundi par du ministère. Il avait été accusé par des élèves et des enseignants de dérives intégristes.

En avril, des élèves et enseignants avaient dénoncé des dérives intégristes dans le groupe scolaire Gerson situé dans un quartier huppé de la capitale, notamment pendant les cours de catéchèse.

Pas de risques d’endoctrinement des élèves

Ils affirmaient que des représentants de l’association Alliance Vita, proche de la Manif pour tous, avaient qualifié de «semi-meurtrières» les jeunes filles ayant recours à la pilule du lendemain et assimilé l’avortement à un «homicide volontaire» pendant une intervention en classe sur la contraception.

L’ancien ministre de l’Education nationale Benoît Hamon avait diligenté une mission d’inspection générale dans cet établissement privé sous contrat avec l’Etat qui rassemble une école primaire, un collège et un lycée.

«La mission d’inspection n’a pas constaté de risque d’endoctrinement des élèves ou d’atteinte à la liberté de conscience des élèves et des familles. Rien dans les observations de la mission ne justifie une remise en cause du contrat d’association entre l’Etat et l’établissement», a affirmé un porte-parole du ministère.

La région avait suspendu les subventions

«Dans un souci d’apaisement, l’établissement pourrait toutefois prendre des mesures propres à rendre plus clair et apparent le respect de la liberté de conscience», a ajouté ce porte-parole, en précisant que les conclusions de la mission ont été transmises à la région Ile-de-France.

Sans attendre les conclusions de l’enquête, la région avait suspendu les subventions accordées à l’établissement, rappelle le Figaro. Mais le préfet, saisi par la députée UMP des Yvelines Valérie Pécresse, avait imposé au président de la région PS Jean-Paul Huchon de verser cette subvention.