Un centre pour révolutionner l’enseignement des sciences

EDUCATION Le Centre de Recherches Interdisciplinaires, qui sera inauguré mi septembre tente de rendre plus accessible la recherche scientifique…

Oihana Gabriel

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Paris, le 4 septembre 2014, Anne Hidalgo est venue découvrir le Cnetre de recherches interdiciplinaires, un centre qui tente de décloisonner recherche, enseignement et apprentissage des sciences.
Paris, le 4 septembre 2014, Anne Hidalgo est venue découvrir le Cnetre de recherches interdiciplinaires, un centre qui tente de décloisonner recherche, enseignement et apprentissage des sciences. — O. Gabriel / 20 Minutes

«Il ne doit pas y avoir de limite à la curiosité», avance François Taddéi, fondateur du Centre de Recherches Interdisciplinaires (CRI). Un slogan jugé convaincant par Anne Hidalgo (PS), qui visitait ce centre dans le 4e arrondissement de Paris ce jeudi matin. A quelques semaines de son inauguration officielle, la maire de Paris explorait le site qui accueille depuis un an étudiants, chercheurs, start-up et même enfants pour fabriquer des prototypes, robots et autres expériences scientifiques. Oubliez les blouses blanches enfermées dans un laboratoire poussiéreux, le CRI a lancé plusieurs initiatives pour rendre accessible et séduisante la science à tout âge.

Est-ce que les phasmes aiment le gâteau au chocolat?

Parmi ces initiatives, les Savanturiers organisent une quarantaine d’ateliers scientifiques périscolaires depuis la rentrée 2013 et l’application de la réforme des rythmes scolaires à Paris. Des doctorants vont dans les classes de CM1 et CM2 pour faire découvrir notre système solaire, le fonctionnement de la mémoire… ou encore les phasmes. Et les thésards de répondre également aux questions telles que «quelle est la musique préférée des phasmes? Est-ce qu’ils aiment le gâteau au chocolat?»

«On est tous nés chercheurs, assure François Taddéi. Mais pour continuer à faire des expériences, on a besoin d’un bon environnement: des outils, des pères, un encadrement.»

Aider les étudiants à concrétiser leurs projets de recherche

Avec son Open Lab, le CRI accompagne aussi les projets des étudiants et des entrepreneurs. Grâce à une imprimante en 3D, le fondateur du CRI offre à Anne Hidalgo un logo de la Mairie en 3D. Et les enseignants ont pu s’appuyer sur la connaissance et les outils de ce laboratoire du XXI siècle pour créer, l’année passée, un robot téléguidé pour Mars avec des primaires. Cette année, chercheurs en herbe et confirmés vont inventer un robot sous-marin pour explorer le canal de l’Ourcq.

Dans l'Open Lab, chercheurs, étudiants et entreprises peuvent tester des prototypes de robots, applications et autres expériences scientifiques. - O. Gabriel / 20 Minutes

 

Décloisonner la science et l’enseignement

«Le but est de réinventer le fait d’apprendre, de faire de la recherche, d’enseigner… et surtout de combiner les trois, résume le fondateur du CRI. Ce lieu est unique au monde. Et inspire déjà Pékin, Bogota, Vienne et Dehli.» Et le CRI, créé en 2005 mais regroupé et développé depuis un an, ne va pas s’arrêter en si bon chemin. De gros travaux entre juillet 2015 et 2017 permettront d’agrandir et d’embellir les locaux. Et le site souhaite multiplier les méthodes pour apprendre par l’expérience. Mais aussi s’ouvrir de plus en plus aux citoyens, notamment avec un «learning center» et une plateforme de cours interactifs.

«Les grincheux comprendraient ici que ce n’est pas le déclin de la France!», s’exclame la maire de Paris après sa visite. Je souhaite que cette intelligence collective soit mise au service de l’enseignement.»