Café des chats: Matou cherche cobaye pour apprendre à aimer les hommes

COMMERCE Margaux Gandelon s’apprête à ouvrir un deuxième café des chats à Paris, du côté de Bastille. Onze boules de poils ont déjà pris possession des lieux. Il reste à les habituer aux caresses…

Fabrice Pouliquen

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Marie-Christine (à gauche)
Marie-Christine (à gauche) — Fabrice Pouliquen/20Minutes

Matous cherchent cobayes pour s’habituer aux caresses. Ce n’est peut-être pas dit dans ces termes, mais la démarche que mène actuellement le Café des chats à Paris peut être résumée ainsi. On ne parle pas ici du premier bar à chats de France ouvert en septembre dernier au 16 rue Michel-Le Comte. Mais de son petit frère que Margaux Gandelon, déjà propriétaire de la première adresse, s’apprête à ouvrir au 9 rue Sedaine, à deux pas de Bastille.

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Un deuxième café des chats «plus parisien»

L’ouverture officielle est prévue le 2 septembre, mais le café est déjà depuis ce mardi en mode «pré-ouverture». Le temps d’habituer les félins à leur futur «job». Car se laisser caresser et jouer toute la journée avec les clients, ça s’apprend. Surtout au Café des chats de la rue Michel-Le-Comte où jusqu’à 250 clients se pressent chaque jour et où il est nécessaire de réserver plusieurs jours à l’avance pour espérer avoir une table.

Rue Sedaine, l’ambiance devrait toutefois être plus apaisée. «Il n’y aura pas le même déferlement médiatique déjà pour l’ouverture, estime Margaux Gandelon. Le lieu est aussi plus grand (175m2) et sera sans doute moins fréquenté par les touristes. Nous avons voulu faire une adresse parisienne, plus spontanée. Il n’y aura d’ailleurs pas besoin de réserver.» Il n’empêche, Apollon, Phenix, Felini et les autres hôtes à poil ont tout de même droit à une phase d’adaptation.

Ils sont pour l’instant onze félins à avoir élu domicile au 9 rue Sedaine. Ils devraient être 18 à terme. - Fabrice Pouliquen/20 Minutes

Quinze jours de préouverture

Ils sont pour l’instant onze félins à avoir pris possession des lieux. Ils devraient être 18 au final, de toutes les races et couleurs. «Leur seul point commun est d’avoir vécu en chatterie, précise Margaux Gandelon. Ils savent donc vivre en groupe. Il nous reste à voir comment ils réagissent au contact de l’homme.» Il y avait déjà eu une pré-ouverture pour le premier café des chats. «Elle avait permis de repérer un animal stressé au contact des clients, reprend la gérante. On avait alors préféré lui trouver une famille d’adoption.»

Cette fois-ci, le temps d’adaptation durera quinze jours et fait appel chaque jour aux internautes. «On a besoin de volontaires, dix par tranche horaire, précise Margaux Gandelon. Ils étaient 50 à défiler ce mercredi après-midi. «On montera en puissance à l’approche de l’ouverture, précise-t-on au Café des chats qui attend 70 cobayes par jour ce week-end. «Il nous faut des personnes patientes et indulgentes qui ne s’offusqueront pas des désagréments inéluctables chez des chats tout jeunes et pas encore habitués aux lieux», reprend Margaux Gandelon.

«Sou passe son temps sous les meubles»

Comme Marie-Christine, rayonnante ce mercredi après-midi parmi tous ces félins. «Il n’y a pas beaucoup de monde, c’est sympa de passer un moment privilégié avec ces chats, raconte-t-elle. Et puis tout se passe bien. Ils sont tous joueurs et se laissent facilement caresser.» Tous? «Surtout les chatons, observe-t-on sur la table voisine. Les deux adultes sont plus farouches. Sou passe même son temps sous les meubles et Felini donne quelques coups de pattes.» Pas d’inquiétude pour Delphine Girard qui sera en charge de ce deuxième café des chats: «Chaque chat à son caractère, à nous aussi d’apprendre à les connaître.»

Petite précision de taille: jouer les cobayes coûte 10 euros. Le tarif comprend toutefois une boisson, une pâtisserie et un forfait caresses illimitées. «Chaque jour, il y a un post sur notre page Facebook. Les premiers à y répondre sont sélectionnés», détaille Margaux Gandelon.

D’autres Cafés des chats à venir à Rennes, Bordeaux et Toulouse

Rennes, Toulouse et Bordeaux devraient aussi avoir leur Café des chats prochainement. Margaux Gandelon annonce des ouvertures dans ces trois villes avant la fin de l’année 2014. «Le premier café, rue Michel-Le Comte, a très bien marché et emploie aujourd’hui dix personnes, explique la gérante. J’aimerais désormais lancer une franchise pour amener le concept en province. A Rennes, Toulouse et Bordeaux, les choses sont déjà bien avancées. Mais des discussions sont aussi en cours pour ouvrir des franchises dans le nord de la France.»

Et à Paris? «J’attends de voir si tout se passe bien dans le deuxième café qu’on s'apprête à ouvrir. Si les chats s’y sentent bien et si les affaires roulent, je me mettrais en quête d’un troisième endroit. Mais en quête d’argent d’abord.»