Paris: La Ville va scruter à la loupe l'effet rafraîchissant de ses espaces verts

ETUDE Sept parcs de la capitale sont dotés de stations météo depuis le 23 juillet. Pendant un mois, elles noteront tout de l’air ambiant de ces jardins parisiens…

Fabrice Pouliquen

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Une des 21 stations météo aux abords du square Montholon (9e).  Ces stations ont été installées fin juillet par la mairie de Paris.
Une des 21 stations météo aux abords du square Montholon (9e). Ces stations ont été installées fin juillet par la mairie de Paris. — Fabrice Pouliquen/20minutes

Vous avez peut-être déjà remarqué ces drôles d’installations greffées à des poteaux et entourés de grillages, jamais loin d’un espace vert parisien. Il y a là un thermomètre, un anémomètre pour mesurer la vitesse et la direction du vent, un hygromètre pour connaître l’humidité de l’air… Tout un arsenal pour connaître l’effet rafraîchissant des parcs parisiens.

Sept espaces verts à la loupe

L’étude a été lancée les 22 et 23 juillet derniers avec l’installation de ces 21 stations météo dans sept espaces verts de la capitale: le square Montholon (9e), le parc Monceau (8e), le square Georges-Cain (3e), les Jardins de l’Atlantique (15e), le canal Saint-Martin (10e et 11e), le square René-Le Gall (13e) et, sur la Petite ceinture, une ancienne voie de chemin de fer près de Balard (15e). «Trois stations ont été installées pour chaque parc, précise Marie Gantois, responsable du pôle climat et adaptation au changement climatique au sein de l’agence écologie urbaine de Paris. Un à l’intérieur du parc, un deuxième juste à côté et un troisième à environ 150 mètres de l’espace vert.»

Les mesures seront faites jusqu’à fin août et les résultats de l’analyse devraient être connus avant la fin de l’année. A quels résultats doit-on s’attendre? «Nous savons déjà que la chaleur ressentie est plus forte dans une rue entièrement minérale, sans aucune présence d’arbres, indique Marie Gantois. Nous nous attendons également dans cette étude à constater des différences de quelques dixièmes de degrés à quelques degrés d’un parc à l’autre, voire entre les stations météo d’un même parc.»

Déterminer les configurations d’espaces verts les plus rafraîchissants

L’objectif de l’étude est de mesurer le confort thermique ressenti dans les parcs de la ville alors que la nouvelle équipe municipale s’est engagée au cours du mandat à végétaliser 100 hectares de toitures, à planter 20.000 arbres, à ouvrir 30 nouveaux hectares de parcs aux Parisiens et à végétaliser 200 nouveaux lieux de proximité. «Mais l’étude cherchera aussi à déterminer les configurations d’espaces verts les plus rafraîchissants et ceux qui permettent de réduire au mieux l’effet d’îlot de chaleur en ville», poursuit Marie Gantois.

Une autre étude est menée en parallèle dans les espaces verts de Paris, cette fois-ci pour mesurer les effets bénéfiques des végétaux sur le bruit.