Etudiant, une figure à géométrie variable

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Qui sont-ils, comment mangent-ils, que font-ils... ? L’observatoire de la vie étudiante (OVE) vient de publier, sur CD-Rom, son enquête triennale sur les conditions de vie des étudiants. Premier constat de cette étude menée en 2000 auprès de 26 000 personnes, « l’étudiant moyen n’existe pas, relève Claude Grignon, président du comité scientifique. Les conditions de vie sont extrêmement diverses ». Ainsi, le lieu d’habitation a une influence très forte sur les pratiques culturelles. Alors que près de 20 % des étudiants parisiens vont au théâtre, ils ne sont plus que 12 % sur l’ensemble de la région parisienne et moins de 5 % dans les villes inférieures à 100 000 habitants. En revanche, les étudiants de la capitale sont ceux qui vont le moins en discothèque (30 %), contre 55 % dans les petites villes. Les disparités se ressentent aussi entre les filières, notamment si l’on considère les conditions de vie. Dans une écrasante majorité, les élèves de classes préparatoires aux grandes écoles n’exercent aucun petit boulot, alors que près d’un tiers des inscrits en fac de lettres travaillent régulièrement pour arrondir leurs fins de mois. Plus de la moitié des étudiants de prépas assurent ne « jamais » sécher les cours. Dans les amphis de droit ou d’éco, seuls 18 % des étudiants se plient à une assiduité sans faille. Dans les filières médicales, ils sont 15 % à avouer sécher souvent. B. W.

fast-food Selon l’enquête de l’OVE, les étudiants sont « loin de rompre avec les habitudes alimentaires des générations précédentes » : seuls 3 % passent leur repas de midi au fast-food. L’OVE note aussi que ceux qui ont pris du retard dans leurs études auraient tendance à sauter le petit déj’ plus facilement.