Paris: Les VTC appellent à un rassemblement ce lundi après-midi

TRANSPORTS Selon eux, le texte de la loi Thévenoud, étudié au Sénat cette semaine, les empêchera de travailler...

Mathieu Gruel

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La cliente d'un véhicule de tourisme avec chauffeur, ici à Paris.
La cliente d'un véhicule de tourisme avec chauffeur, ici à Paris. — P. Andrieu / AFP

Nouvel épisode dans la guerre entre taxi et VTC. Cinq entreprises de VTC ont appelé, vendredi, à un «rassemblement éclair» de leurs chauffeurs à Paris ce lundi après-midi. Ils entendent protester contre un amendement imposant aux conducteurs de retourner à la base entre chaque course.

>> Taxi, VTC, covoiturage… Le test de «20 Minutes», à retrouver par ici
 

L’amendement concerné fait partie de la proposition de loi du socialiste Thomas Thévenoud et impose aux chauffeurs de voitures de transport avec chauffeur (VTC) de «retourner au siège de l’entreprise ou dans un lieu, hors de la chaussée, où le stationnement est autorisé», et ce «dès l’achèvement de la prestation».

SnapCar, Chauffeur-Privé, LeCab, AlloCab et Supershuttle, chapeautées par la Fédération française du transport de personnes sur réservation (FFTPR), estiment que cet amendement représente «une réelle menace» pour la profession, «une véritable entrave économique et commerciale», déclarent-elles dans un communiqué.

Maraude électronique

Les VTC appellent à un «rassemblement éclair» lundi à 14h place Vauban à Paris, «plutôt que des opérations escargot», pour «minimiser les perturbations». La préfecture de Paris n’a en effet pas donné son autorisation pour la place de la Bastille, où le rassemblement devait avoir initialement lieu.

La loi Thévenoud vise à sortir du conflit qui dure depuis plusieurs mois entre les taxis et les VTC. Elle doit maintenant être adoptée par le Sénat et vise à répondre à «l’urgence de poser des règles du jeu pour l’exercice du métier des VTC» mais aussi «moderniser la profession de taxi», selon son auteur.

Le texte interdit, entre autres, aux VTC d’avoir recours à la maraude électronique grâce aux applications sur smartphone intégrant une géolocalisation, qu’il compte en revanche développer pour les taxis grâce à un registre géré par l’État.