Cadeaux souvenirs : A Paris, les touristes ne jurent que pour la tour Eiffel

TOURISME On trouve de tout dans les boutiques de souvenir de la capitale. Du classique porte-clefs à des objets bien plus insolites. Mais pas besoin de faire dans l’original: il n’y a que la tour Eiffel qui est vendeuse…

Fabrice Pouliquen

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Cette fois encore, ce touriste brésilien de passage dans une boutique de souvenirs de la rue Rivoli se laisse tenter par une tour Eiffel miniature.
Cette fois encore, ce touriste brésilien de passage dans une boutique de souvenirs de la rue Rivoli se laisse tenter par une tour Eiffel miniature. — Fabrice Pouliquen / 20minutes

Elle est indétrônable. Cet été encore, la tour Eiffel sera le souvenir le plus ramené dans les valises des touristes de passages à Paris. Des miniatures bien sûr, faisant office bien souvent de porte-clefs. L’objet caracole en tête des ventes des boutiques de souvenirs ayant pignon sur rue comme des vendeurs à la sauvette. «Et ça fait des années que ça dure», observe Thierry Bailly, directeur général des boutiques Souvenirs de Paris. Cela représente chaque année environ 30 % des ventes de ses magasins.

15 euros de budget

Que voulez-vous, la tour Eiffel reste le symbole de Paris aux yeux des étrangers. Et réduite à 7 ou 30 cm, l’objet rentre parfaitement autant dans la valise que dans le budget que les touristes consacrent aux souvenirs. «Soit 15 €, pas beaucoup plus aujourd’hui», précise Wilfried Hubert, du département marketing et communication des marques à la mairie de Paris.

Bon, mais quoi d’autres? Plein de choses en réalité. Paris rendez-vous, le magasin de souvenirs ouvert par l’hôtel de ville en mai dernier au 29 rue Rivoli compte 180 références, les deux magasins Les Parisettes en ont entre 500 et 600 tandis que les boutiques Souvenirs de Paris de Thierry Bailly en proposent plusieurs milliers.

Placer une tour Eiffel dans le décor

On trouve de tout, même de l’objet très insolite comme un extincteur à l’effigie de Paris ou des sous-vêtements bariolés de la tour Eiffel. «Mais ce qui se vend le mieux derrière les tours Eiffel miniatures, ce sont les gadgets, indique la gérante de l’une des nombreuses boutiques de souvenirs de la rue Rivoli. Des porte-clefs, des mugs, des magnettes…» «Malheureusement aujourd’hui, on ne vend plus que ça», déplorent Lal et Sunita Sakhrani, gérants du Sakhrani, toujours dans la rue Rivoli. Il y a 40 ans, on vendait aussi des vases en cristal, de la porcelaine de Limoges. C’est fini tout ça. Il n’y a que les petits objets qui se vendent.»

Et pour que ça se vende encore mieux, il n’y a guère de secret: il faut glisser une tour Eiffel dans le design de l’objet. «Des études marketing le montrent, indique Wilfried Hubert. Si vous enlevez la tour Eiffel d’un produit touristique parisien, cela se traduit par 60 à 80 % de ventes en moins.» Thierry Bailly a retenu la leçon: «la quasi-intégralité des souvenirs que je vends est à l’effigie de la tour Eiffel.» Le Sacré-Cœur, Notre-Dame, l’arc de Triomphe ou encore le Moulin Rouge se partagent les miettes.

Vélib et métro tirent leur épingle du jeu?

Et le vélib? Ça pourrait être la bonne surprise de l’été à Paris Rendez-vous. Comme 150 autres magasins de la capitale, la boutique vend une série de souvenirs estampillés vélib. «La collection existe depuis un an et pour l’instant les mugs et les petits cabas se vendent très bien, constate Wilfried Hubert. On approche les 80.000 exemplaires vendus. Ce sont des souvenirs moins kitch que beaucoup d’autres, on a vraiment travaillé sur l’art de vie parisien. Cela plaît autant aux Parisiens qu’aux touristes de passage.»

Les souvenirs à l’effigie du métro parisien, lancés par la RATP en 2000, continuent aussi de tirer leur épingle du jeu. «Surtout auprès des Américains, remarque Maryse Bazzoli, co-fondatrice des boutiques Les Parisettes. Ils adorent notre collection de torchons, de mugs et de tablier avec le plan du métro en guise de décoration.»