Paris fête ses greeters ce samedi

TOURISME Un greeter n'est pas un guide. Juste un passionné de sa ville qu'il aime faire découvrir, bénévolement, aux curieux. A Paris, ils sont 400 et demain, c'est leur journée…

Fabrice Pouliquen

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Un greeter parisien en pleine visite en août 2008.
Un greeter parisien en pleine visite en août 2008. — Michel Euler/AP/SIPA

«Nous devons apprendre à faire du tourisme autrement», martelait Fleur Pellerin, secrétaire d’état chargée du développement du tourisme, à l’issue des Assises du tourisme conclues le 19 juin dernier. Et si l’une des pistes de réflexion était les greeters?

400 greeters à Paris

Le greeter est quelqu’un qui donne un peu de son temps pour faire découvrir sa ville aux touristes de passage. Le tout gratuitement. Le concept, né à New York, a débarqué en France en 2007. «Aujourd’hui, il y en a un petit millier en France et, à Paris, on est 400», indique Jean-Claude Simhon, président de l’association des greeters de Paris. Depuis cette année, ils ont même leur fédération nationale ainsi que leur journée sur le calendrier. Ce sera justement ce samedi 12 juillet.

Fleur Pellerin devrait d’ailleurs participer aux festivités à Paris. «Le temps d’une balade», précise Jean-Claude Simhon qui garde secret l’heure et le lieu. Mais ce qui est sûr, c’est que vous pourrez venir à notre rencontre au square du Vert-Galant sur l’île de la Cité, de 11h à 13h, reprend Jean-Claude Simhon. Autant pour ceux qui veulent découvrir Paris autrement que ceux qui veulent devenir greeter.»

Les greeters ont quartier libre

Vous y apprendrez qu’être greeter, c’est toute une philosophie du tourisme. «Elle est basée justement sur le fait qu’il y a peu de contrainte, poursuit Jean-Claude Simhon. C’est simple, on n’impose que deux choses. La première est de ne pas demander d’argent ou de le reverser à l’association si les touristes tenaient à faire un don. La deuxième est de recevoir les touristes sans aucune discrimination.» Pour le reste, c’est quartier libre. «Les greeters choisissent eux-mêmes ce qu’ils veulent faire découvrir de leur quartier. L’idée, pour ne pas marcher sur les plates-bandes des guides professionnels, est justement de proposer des visites singulières que seuls les greeters proposent.»

A Paris, il manque plus particulièrement de greeeters parlant russe, tchèque, japonais et autres langues insolites.

Plus d'informations sur ce mouvement sur leur site internet.