Paris: La mairie du 9e veut expérimenter des cendriers intégrés au mobilier urbain

URBANISME Et espère ainsi pouvoir lutter plus efficacement contre le problème des jets de mégots de cigarettes…

Mathieu Gruel

— 

Illustration de mégots de cigarettes sur le sol, à Paris.
Illustration de mégots de cigarettes sur le sol, à Paris. — GILE MICHEL/SIPA

La chasse au mégot est ouverte. La mairie du 9e va formuler, ce lundi en conseil d’arrondissement, le vœu d’expérimenter la mise en place de cendriers intégrés au mobilier urbain.

Porté par la maire UMP nouvellement élue, ce vœu sera ensuite présenté au Conseil du Paris, le 7 juillet. «Avec de bonne chance d’aboutir», positive Delphine Bürkli, qui a confirmé à 20 Minutes sa volonté «d’imaginer et d’innover dans la lutte contre la cigarette».

Bureaux et restaurants

Avec une population habituelle de 62.000 personnes, le problème serait en fait accentué sur l'arrondissement. Car avec les nombreux bureaux et restaurants qui jalonnent le quartier, «la population triple chaque jour», précise la maire. Et donc aussi, mécaniquement, le nombre de mégots jetés sur la voie publique.

Aussi, après avoir envoyé une première lettre de sensibilisation aux établissements de nuit, fin avril, pour «leur rappeler les règles de bonnes pratiques et les inviter à mettre des cendriers», la maire veut donc faire un pas de plus.

Problème récurrent

Sans aller jusqu’aux «smokings aera», ces zones fumeurs délimitées dans la rue de Tokyo par des bandes blanches, «notamment parce que nous n’avons pas la même discipline que les Japonais», il s’agirait ici d’'intégrer des cendriers dans le mobilier urbain pour «éduquer et respecter l’espace public».

Si le vœu était adopté -et après appel à projets- poteaux, abris bus ou poubelles du 9e pourraient ainsi se trouver parés de cendriers. Car même s’il existe déjà des dispositifs d’éteignoir intégrés aux réceptacles de type Bagatelle, ceux-ci ne suffiraient pas, selon Delphine Bürkli, à endiguer «un problème récurrent, souvent soulevé par les agents de propreté», et qui «nuit à l’image de la ville».