Peu de projets pour le contrat de la région

ILE DE FRANCE C'est un tournant dans la construction de la région Ile-de-France qui s'est joué en fin de semaine dernière. Le conseil régional a adopté, jeudi et vendredi soir, le schéma directeur d'Ile-de-France (Sdrif) et le contrat de projets Et...

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C'est un tournant dans la construction de la région Ile-de-France qui s'est joué en fin de semaine dernière. Le conseil régional a adopté, jeudi et vendredi soir, le schéma directeur d'Ile-de-France (Sdrif) et le contrat de projets Etat-région (CPER) 2007-2013.

Le premier planifie, en trois phases, les grandes orientations en matière de logements, transport ou encore d'urbanisation, jusqu'en 2030. L'objectif de construire 60 000 logements par an et d'atteindre un taux de 30 % de logements sociaux a été affiné lors des débats (voir l'infographie). En matière de transports en commun, des projets ont été ajoutés à la longue liste du document, comme la possibilité d'un prolongement du RER E jusqu'à Meaux (77), ou la création d'une voie de transport en commun sur l'A 10. Ce qui a surpris plus d'un élu.

Le contrat de projet, lui, est en quelque sorte l'application concrète de la phase 1 du Sdrif. Il détermine les enveloppes financières pour chaque domaine, après négociation entre l'Etat et la région. Mis l'un à côté de l'autre, ces deux documents ont révélé de criantes incohérences. Ainsi, quand le Sdrif estime qu'environ un milliard d'euros par an seraient nécessaires au développement des transports en Ile-de-France, le contrat de projets n'a inscrit qu'à peine trois milliards pour les six ans à venir. Moitié moins.

C'est une des raisons pour lesquelles les Verts ont voté contre. « On ne pourra même pas y inscrire la moitié des projets inscrits en phase 1 du Sdrif », a dénoncé Jean-Vincent Placé, président du groupe Verts de la région. Les communistes, eux, ont fait inscrire un amendement demandant à Jean-Paul Huchon, le président de la région, de renégocier avec l'Etat une fois le nouveau gouvernement constitué. Si l'ensemble des groupes a reconnu le manque d'ambition de ce contrat, Jean-Paul Huchon a estimé qu'il « représente quand même 5,5 milliards d'euros pour l'Ile-de-France, et qu'il va permettre le lancement dès cette année d'une dizaine de projets de transports ». Le texte est passé avec les voix du PS, du PC, du MRC, du PRG et de l'UMP. et L'UDF s'est abstenu et le FN a voté contre.

M. Bosredon

Les associations et les élus qui se battent pour un prolongement de la ligne 1 du métro à Fontenay-sous-Bois (94) ont obtenu de Jean-Paul Huchon qu'il le renégocie avec l'Etat.