Trains trop larges: Le Stif conteste les propos que lui prêtent Bussereau et Pécresse

TRANSPORT L’autorité organisatrice des transports en Ile-de-France conteste les propos prêtés à sa directrice générale, Sophie Mougard, par les députés UMP dans la polémique sur les trains régionaux trop larges…

S.J. avec AFP

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Le STIF dément les déclarations de Valérie Pécresse et Dominique Bussereau.
Le STIF dément les déclarations de Valérie Pécresse et Dominique Bussereau. —

Le Stif (l’autorité organisatrice des transports en Ile-de-France) conteste les propos prêtés à sa directrice générale, Sophie Mougard, par les députés UMP Valérie Pécresse et Dominique Bussereau dans la polémique sur les trains régionaux trop larges.

Dans une résolution demandant la création d’une commission d’enquête parlementaire, les deux anciens ministres soutenaient jeudi que «Sophie Mougard affirmait (mercredi) qu’il n’était pas impossible, compte tenu de leur largeur, que les nouveaux trains ne puissent se croiser sans risque de collision».

«En aucun cas, les propos prêtés à la directrice générale n’ont été tenus», a affirmé à l’AFP un porte-parole du Stif dans la nuit de jeudi à vendredi.

«Lors du conseil du Stif, qui s’est tenu mercredi, la question de la largeur des trains a été évoquée», a précisé ce porte-parole. «A cette occasion, la directrice générale a rappelé la délibération du 11 décembre 2013 qui demandait à RFF et à la SNCF de confirmer avant mi-2014 la compatibilité du gabarit des infrastructures en gare de Lyon avec le déploiement des premières rames REGIO2N sur le réseau sud-est en 2016.»

Valérie Pécresse et Dominique Bussereau dénonçaient l’acquisition de trains incompatibles par la SNCF et le STIF

La chef de file de l’opposition au conseil régional d’Ile-de-France et l’ancien ministre des Transports reviennent sur l’affaire des trains régionaux dont le gabarit plus grand nécessite des travaux d’aménagement de 1.300 quais de gares (c’est-à-dire 15 % des quais), découverts un peu tardivement en raison d’une mauvaise communication entre SNCF et RFF (Réseau Ferré de France). RFF a parlé de 50 millions d’euros de travaux, une somme mise en doute par Dominique Bussereau qui parle plutôt de 300 millions d’euros.

Les députés UMP ont demandé jeudi la création d’une commission d’enquête parlementaire sur «l’acquisition par la SNCF et le Stif de nouveaux trains incompatibles avec le réseau ferré existant».

La constitution d’une telle commission d’enquête devra recueillir l’assentiment de la majorité socialiste de l’Assemblée. En effet, même si les signataires convainquent l’UMP de relayer leur demande, le groupe principal de l’opposition a déjà usé de son droit à une commission d’enquête par an, avec celle constituée sur «l’exil des forces vives» de France.