Zoo de Vincennes: «Déjà 280.000 visiteurs» en un mois

INTERVIEW Son directeur Thomas Grenon dresse un premier bilan plutôt positif, un mois après la réouverture du lieu…

Mathieu Gruel

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Des visiteurs au zoo de Vincennes, le 27 avril 2014
Des visiteurs au zoo de Vincennes, le 27 avril 2014 — M.Gruel / 20 Minutes

Quelques critiques, mais aussi beaucoup de satisfactions. Un mois jour pour jour après sa réouverture, le zoo de Vincennes a déjà accueilli 280.000 visiteurs et pré-vendu quelque 300.000 billets. Thomas Grenon, directeur du Muséum national d’Histoire Naturelle, nous détaille les bons et les mauvais points de ce premier mois.

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Êtes-vous un directeur satisfait?

Oui, on peut dire que cette ouverture est un grand succès. D’abord, parce que le parc a ouvert dans les délais et dans le budget. De plus, la fréquentation est excellente. Nous sommes 80% au-dessus de nos objectifs initiaux, avec déjà 280.000 visiteurs qui sont venus au zoo. Et le taux de réservation est énorme, puisque 300.000 billets ont déjà été pré-vendus. Grâce à ces quelque 600.000 billets vendus, nous réalisons 30% de notre objectif annuel sur un seul mois… Et puis, cela n’a pas provoqué de baisse de fréquentation à la ménagerie du Jardin des plantes, ce qui prouve que nous avons deux offres complémentaires. Donc nous sommes très contents.

Il y a pourtant eu quelques critiques, notamment au sujet d’animaux qui n’étaient pas tous arrivés, ou pas toujours visibles…

Nous avons effectivement reçu une petite centaine de lettre de réclamations. Mais le parc est rempli à 99% maintenant, même si deux léopards doivent encore arriver début juin. Et puis, il faut avoir à l’esprit qu’une ouverture reste un événement exceptionnel. Cela demande aux animaux une période d’adaptation. Alors forcément, au début, ils ont tendance à se cacher. Mais pour pallier ces désagréments, nous avions mis en place une offre de bienvenue avec une tarification réduite, qui s’arrête ce dimanche.

Avez-vous déjà ciblé des pistes d’amélioration?

Bien sûr, on s’adapte en fonction de ce que l’on observe. Nous menons d’ores et déjà une réflexion sur la mise en place de filtres anti reflets pour les vitres, ou sur les moyens d’accélérer les vitesses de transaction et de diminuer les files d’attente. La réservation sur Internet est d’ailleurs indispensable, si l’on veut éviter de faire la queue. Notre offre de restauration pourrait également évoluer, en proposant des concepts plus en lien avec le zoo.

Comment est perçu le nouveau concept proposé par le zoo?

C’est ce qui a le plus frappé. Et comme toujours lors qu’on propose un nouveau concept, beaucoup l’approuvent et une petite partie ne l’approuve pas. Nous allons d’ailleurs prochainement mener des études sur le public, pour savoir plus précisément comment il est perçu. Mais globalement les gens sont très heureux. Ils trouvent ça beau, dépaysant et il y a beaucoup d’interactions. L’idée est que le visiteur se fasse explorateur. Nous sommes sûrs que ce concept que nous proposons est le bon et qu’il fera bientôt de nous une référence en la matière. Ce zoo, c’est vraiment un outil de sensibilisation. On veut rendre l’écologie populaire.