Bébés bulgares : peines fermes pour les trafiquants et certains «parents»

JUSTICE Les onze organisateurs et intermédiaires du trafic de vingt-trois bébés bulgares, vendus à des parents français entre 1993 et 2005, ont tous été condamnés vendredi à des peines de prison ferme allant de deux à six ans. Sur les quarante et un parents...

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Les onze organisateurs et intermédiaires du trafic de vingt-trois bébés bulgares, vendus à des parents français entre 1993 et 2005, ont tous été condamnés vendredi à des peines de prison ferme allant de deux à six ans. Sur les quarante et un parents « adoptifs », le tribunal correctionnel de Bobigny (Seine-Saint-Denis) en a condamné quatre à des peines allant de six à douze mois de prison ferme, trente-quatre à six mois avec sursis et trois ont été dispensés de peine ou condamnés à des jours-amendes. Plusieurs devront également payer une amende de 5 000 euros. Cependant, aucun mandat de dépôt n'a été prononcé contre eux à l'issue de l'audience.

André Scheck, 45 ans, et son épouse Valentine Demestre, 43 ans, un des rares couples à ne pas être stérile, ont été condamnés à deux ans de prison dont un an ferme. Ils ont expliqué avoir acheté un garçon après la naissance de leur quatrième fille, pour donner un héritier à la famille. Les bébés étaient vendus de 3 000 à 7 500 euros. Les mères recevaient une faible part, l'essentiel étant partagé entre les intermédiaires. Henri Salva, gitan français de 73 ans considéré comme le pivot du trafic, était hospitalisé durant le procès. Il a écopé de cinq ans ferme.