Les démineurs n'auront plus à traverser Paris

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Les démineurs au plus près de l'action. La préfecture de police de Paris a inauguré hier la nouvelle base de son service déminage, dans le 18e. Depuis le 1er janvier, deux techniciens s'y relaient chaque jour. Auparavant, les vingt-quatre agents du service étaient rassemblés à une seule adresse, rue de Dantzig, dans le 15e. « Il nous fallait un quart d'heure à chaque intervention pour rejoindre la gare du Nord ou Saint-Lazare. Là, on y sera en cinq minutes », explique Patrick, un des chefs d'équipe du service. C'est notamment à la demande de la SNCF que cette nouvelle base a été ouverte. « Nous recherchions les moyens de limiter l'interruption du trafic lors des interventions des démineurs », explique-t-on à l'entreprise publique. L'impact sur le trafic ferroviaire est en effet très important. L'an dernier, 40 % des interventions des démineurs de la préfecture de police de Paris ont eu lieu dans les transports publics. Rien que sur le réseau Transilien de la SNCF, 1 846 trains ont été retardés ou supprimés en 2006, dont 445 trains circulant aux heures de pointe. Chaque intervention dure entre trente et quarante-cinq minutes.

Depuis le 1er janvier, les démineurs de la nouvelle base parisienne sont déjà intervenus une trentaine de fois. « Uniquement pour des valises oubliées, ou volées et laissées sur place », précise Patrick. La tendance est à la baisse : 1 437 interventions en 2006, contre 1 969 en 2004, année des attentats dans les gares de Madrid.

M. Bosredon