Paris: La Préfecture de police renforce la surveillance après un nouveau cambriolage rue Saint-Honoré

FAITS DIVERS Des malfaiteurs se sont emparés ce jeudi matin pour près de 100.000 euros de vêtements dans une boutique de luxe…

Jerome Comin

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Un véhicule de police à Paris
Un véhicule de police à Paris — Kenzo Tribouillard AFP

La rue Saint-Honoré a décidément la cote chez les malfaiteurs. Le magasin Stone Island, situé non loin de l’enseigne Colette qui a elle était attaquée il y a quelques jours, a été braquée ce jeudi matin. Les voleurs ont dérobé tous les vêtements de marque présents, ne laissant dans leur fuite qu’un polo estimé à 200 euros, révèle France 2.

Usage d’un extincteur

Les malfaiteurs ont fait usage d’un extincteur pour asperger de poudre blanche les véhicules en stationnement, et notamment celui d’un vigile chargé de surveiller le magasin Colette qui dormait dans sa voiture, révèle la chaîne publique. Le butin est estimé à 100.000 euros.

La Préfecture de police de Paris (PP) a «décidé de renforcer la présence policière sur le créneau fin de nuit, tout début de matinée», a annoncé à l'AFP Stéphanie Boisnard, commissaire central du 1er arrondissement de Paris.

Ce cambriolage s'est déroulé à deux pas de la boutique de luxe Colette, qui avait été braquée le 22 mars, pour un préjudice estimé à 600.000 euros.

Equipe de police spécialisée

Depuis ce braquage, une quarantaine de policiers est spécialement chargée de sécuriser la Place Vendôme, les rues de la Paix, Saint-Honoré et Castiglione, un quartier victime d'une série d'attaques brutales visant des bijoutiers et des horlogers.

Six motards et douze voitures de police sillonnent ces rues, pour être en capacité d'intervenir très rapidement dans ce quartier, surveillé par plus de dix caméras de la Préfecture.

«Ce dispositif, mis en place 7 jours sur 7, repose à la fois sur une présence visible de policiers en tenue dont des CRS, des motards et des fonctionnaires à rollers, avec pour but de dissuader tout passage à l'acte et de procéder au contrôle de personnes ou véhicules suspects», a expliqué Stéphanie Boisnard.

Plusieurs équipages de la Brigade anti-criminalité (BAC) effectuent également des surveillances discrètes du secteur.

«Parallèlement à ce renforcement du dispositif, un travail de fond de prévention, c'est-à-dire de conseils en sécurité, continue d'être mené auprès des commerçants, notamment de la rue Saint-Honoré», a ajouté le commissaire central du 1er arrondissement.