Le règne végétal à l'assaut des toits

©2006 20 minutes

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La toiture végétalisée se révèle de plus en plus comme un complément idéal à la réalisation de jardins en milieu urbain. « C'est un marché en plein essor », confirme François Lassalle, président de l'association Adivet et responsable du département nature chez Soprema, un des leaders français en matière d'étanchéité. Les chiffres de réalisation pour 2006 devraient atteindre entre 300 000 et 500 000 m2 pour la France entière. Contre 100 000 m2 par an les années précédentes. L'année 2007 devrait voir ces chiffres exploser, notamment en Ile-de-France. Le conseil régional vient de voter une délibération accordant une subvention de 50 % à tout projet de toiture végétalisée (dans la limite de 45 e le mètre carré). Pour un bon produit, il faut compter près de 100 e le mètre carré.

« Il est toutefois hors de question que cette subvention serve à financer la terrasse qu'un particulier voudrait se payer, prévient Lucien Ferrier, l'élu Vert à l'origine de cette mesure. Une vraie toiture végétalisée, dite ecosedum, est composée d'un substrat épais permettant une bonne isolation du toit, et de six ou sept sortes de sedum (plantes rocailleuses, petits arbustes). » Le double avantage de la toiture végétalisée est de permettre la rétention d'eau de pluie et l'absorption des poussières. « Et, question esthétique, cela a plus d'allure qu'une toiture en gravier », souligne François Lassalle.

Yves Contassot a rappelé qu'avec leur toit en zinc, les immeubles haussmanniens, spécificité parisienne, n'étaient pas adaptés pour accueillir des toitures végétalisées. « Mais on incite les nouveaux propriétaires privés qui possèdent des toits terrasses à s'y mettre. »

Mickaël Bosredon

Selon François Lasalle, les toitures végétalisées vont surtout concerner le milieu professionnel, avec des réalisations de grande taille. « Pour les particuliers, c'est un vrai parcours du combattant. » Le marché français pourrait vite porter sur cinq à dix millions de mètres carrés par an. Infos sur www.adivet.net et www.ecovegetal.fr