Paris, deuxième ville la plus chère du monde

ECONOMIE Selon l’étude bi annuelle du bureau d'étude The Economist Intelligence Unit, publiée ce mardi…

Jerome Comin

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La Tour Eiffel à Paris.
La Tour Eiffel à Paris. — A. GELEBART / 20 MINUTES

C’est la saison des récompenses pour Paris. Après avoir décroché le titre de capitale européenne de l’infidélité et celui de ville la plus embouteillée de France, Paris est désormais classée comme étant la deuxième ville la plus chère du monde, selon une étude publiée ce mardi par le bureau d’étude The Economist Intelligence Unit (EIU).

Six places de gagnées depuis le dernier classement


En tête de ce classement «des villes où il fait cher de vivre», Singapour détrône Tokyo qui tombe à la 6e place. Une progression fulgurante pour la cité chinoise qui s’explique selon EIU par «les coûts d’usage et les taxes attachés à la possession d’une voiture, qui sont à Singapour significativement plus chers que partout ailleurs […] presque trois plus élevés qu’à New York». Une explication qui trouve un écho particulier à Paris où la possession d’une voiture en ville reste très compliquée. Autres facteurs qui entrent en compte pour établir ce classement: une devise chère, une solide inflation et un coût de la vie élevé.

Et si Paris réussit à grimper de six places par rapport au précédent classement, devançant ainsi dans l’ordre Oslo, Zurich, Caracas, Genève, Melbourne, Tokyo et Copenhague c’est en raison de la faiblesse relative des villes asiatiques vis-à-vis des Européennes mais aussi car la capitale, qui ne présente pas de catégories de dépenses où le coût de la vie est anormalement élevé, «est plus coûteuse que la plupart des autres villes étudiées pour sept des dix catégories qui permettent à l’enquête de cerner le coût de la vie dans le monde entier», révèle l’étude.

Cette étude bi annuelle, qui compare les niveaux de vie dans 131 grandes villes après avoir passé au crible 400 prix représentatifs de 160 produits et services comme la nourriture, les boissons, les vêtements, les articles ménagers et articles de soins personnels, les loyers de maison, les transports, factures de services publics, les écoles privées, l’aide domestique et les coûts de loisirs.