Les dépenses se calculent avant les soldes

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Calme plat avant la folie. Hier, à une semaine du début des soldes parisiennes (10 janvier-17 février), dans les couloirs des Galeries Lafayette, le chaland était rare : « Heureusement qu'il y a les étrangers, parce que les Parisiens, on ne les voit plus », constatent les vendeurs. Chez Pink, où l'on vend des chemises pour hommes, le chiffre d'affaires de la veille s'élève à 1500 e, contre 3 000 e pour une journée ordinaire. La semaine prochaine en revanche, il pourrait être multiplié par dix ou vingt.

A la pause déjeuner, de rares Français s'aventurent. « Mais ils ne font que repérer », souffle une caissière, qui assure ne pas pouvoir dévoiler ce qui sera soldé ou non, car elle n'a « pas reçu les listings ». « Certains nous demandent de mettre de côté. On n'a pas le droit, mais quand on connaît bien les clients, on y consent », confie un vendeur d'une marque de luxe. C'est d'ailleurs le haut de gamme qui, de l'avis général, est le plus calme actuellement. « J'ai les moyens de ne pas attendre les réductions sur un pull noir à 24 e », explique Céline, à la sortie de chez H&M. Alors que chez Sonya Rykiel, « les 20 % sur un pull à 800 e représentent une tout autre économie », calcule la responsable du rayon.

Ceux qui ne supportent pas la foule n'attendent pas. Les Galeries auraient pu organiser hier une thérapie de groupe sur l'agoraphobie : « Il n'y a jamais ma taille, et je ne supporte pas de me changer devant tout le monde, explique Pascale à la caisse. Je ne sais même pas quand commencent les soldes. » On trouve de tout dans les grands magasins. Même des extraterrestres.

M. Hajdenberg

Plus de mille commerces s'associent aux « soldes by Paris », organisées par la chambre de commerce et d'industrie, qui propose des remises plus fortes pour la nuit des soldes le 11 janvier (jusqu'à 22 h) ainsi que le dimanche 14 janvier.