VIDEO. Claude Goasguen poursuivi après ses propos sur les jeunes musulmans français

Jérôme Comin

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Claude Goasguen, le 28 septembre 2010, à l'Assemblée nationale.
Claude Goasguen, le 28 septembre 2010, à l'Assemblée nationale. — DEMARTHON

Ses mots pourraient lui coûter cher. Claude Goasguen, député maire UMP du 16e arrondissement de Paris, est cité à comparaître au tribunal correctionnel de Nîmes le 7 avril pour diffamation, révèle Midi Libre. Abdallah Zekri, président de l'Observatoire national de l'islamophobie (une émanation du Conseil français du Culte musulman), poursuit l’élu en diffamation après ses propos polémiques sur les jeunes musulmans français.

Des propos «haineux»

Lors d’une réunion organisée le 2 février par l'association israélienne KKL, Claude Goasguen a en effet affirmé qu’«on n’ose plus enseigner [la Shoah] dans les lycées, tant on a peur de la réaction des jeunes musulmans qui ont été drogués dans les mosquées». Abdallah Zekri juge, dans Midi Libre, ses propos «haineux», «ce qui (l'a) poussé à citer à comparaître Goasguen».

Contacté par l'AFP, Claude Goasguen a affirmé que les propos incriminés avaient été tenus «dans une réunion privée» et qu'on leur avait donné une «interprétation (...) complètement illégitime. Je voulais dire intoxiqués [et non pas «drogués»]», a-t-il fait valoir. Durant ce gala, celui qui est aussi président du groupe d'amitié France-Israël à l'Assemblée nationale est revenu sur l’affaire Dieudonné en saluant la décision du ministre de l’Intérieur, Manuel Valls, d’interdire le spectacle de l’humoriste polémique.

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