Paris est aussi le champion des réseaux asiatiques

Antoine Maes

— 

Ibrahimovic attire également en Asie.
Ibrahimovic attire également en Asie. — J.GUY / SIPA

L'information est passée inaperçue. Fin novembre, le PSG a pu annoncer fièrement sur son site la percée de sa marque sur les réseaux sociaux asiatiques : «Avec 1 510 000 followers, le PSG est le premier club français, mais également dans le Top 10 des clubs européens.» Certes, la démographie chinoise, avec plus de1, 3 milliard d'habitants, aide un peu. Comme le fait d'additionner dans les «followers» asiatiques les utilisateurs de différents supports (Weibo, Renren, We Chat et trois plateformes vidéo). Mais Paris a réalisé ce que personne n'avait fait en Ligue 1 avant lui.

Beckham a joué son rôle


«Finalement, les équipes concurrentes du PSG ne sont plus l'OM ou l'OL. Ni même Barcelone ou Manchester United. Mais aussi les Lakers, les Yankees», explique Boris Helleu, spécialiste des stratégies digitales à l'université de Caen. Cette stratégie, le PSG l'a peaufinée avec la société chinoise Shankai Sport. Et pour s'imposer, le champion de France a su surfer sur la vague David Beckham, dont la vidéo de Nouvel An chinois a été vue 43 millions de fois. «Il a été le cheval de Troie de la stratégie digitale du club en Chine. Il avait déjà une notoriété là-bas, on a opéré un transfert entre les deux marques.» Le club de Nasser Al-Khelaïfi s'est aussi adapté aux spécificités d'un marché où Facebook et Twitter sont inexistants. «Les jeunes Chinois sont bien plus connectés que les jeunes Français. Et ils peuvent apprécier un club non pas pour son palmarès, mais pour les stars qui y jouent», conclut Boris Helleu.

■ Au tour du Brésil

Après le lancement d'une version portugaise de son site en début d'année, le PSG a confié la gestion de ses comptes Facebook et Twitter brésiliens au site internet sambafoot.com