«Pas de remise en cause du système»

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Pour Jean-Paul Huchon, président de la région et du Syndicat des transports d'Ile-de-France, il n'y a pas de remise en cause de la vidéosurveillance. En tout cas, lui ne le souhaite pas. « Ce système a montré toute son efficacité, notamment dans les bus et sur les quais de gare. Pourquoi l'arrêter ? De mon point de vue, il est hors de question d'abandonner le processus. » Et il jure qu'il fera passer la délibération retirée dès le conseil d'administration suivant, en janvier. « Certaines personnes demandent du temps avant de se prononcer sur cette délibération. J'ai préféré la retirer le temps d'engager la discussion, car j'ai envie de convaincre. Je préfère que ce vote se fasse avec une large majorité, plutôt que d'être obligé de compter sur les voix de la droite. » Pour le président du Stif, « beaucoup d'enquêtes » seraient « favorables » à la vidéosurveillance. Celle de l'Iaurif est pourtant très mesurée (lire ci-contre). L'autre reproche fait à la vidéosurveillance porte sur une éventuelle baisse du personnel de sécurité. « Dans les contrats liant le Stif à la RATP et la SNCF, nous finançons des milliers d'agents. Ce qui est bien entendu indispensable. Il faut du personnel, notamment des personnes formées à la télésurveillance, sachant regarder et analyser les événements à l'écran. »

M. B.