Opération réorganisation à l'hôpital

©2006 20 minutes

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Après le retour à l'équilibre, la réorganisation. Le 18 octobre dernier, Benoît Leclercq a été nommé en Conseil des ministres à la tête de l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris. Une véritable institution, forte de 38 groupes hospitaliers et de 93 000 agents. Il remplace Rose-Marie Van Lerberghe, qui a démissionné pour rejoindre la direction d'un groupe privé de maisons de retraite. Ancien directeur des Hospices civils de Lyon, son arrivée suscite un « grand espoir » du côté des syndicats SUD et CGT, catastrophés par la politique d'économies menée par son prédécesseur.

Interrogé par 20 Minutes, Benoît Leclercq estime que son rôle « sera de conserver cette situation financière équilibrée, mais encore tendue ». En outre, il envisage de repenser le service public francilien de la santé, parallèlement aux priorités fixées par le plan stratégique 2005-2009. Concrètement, cette réorganisation consiste à créer des pôles, à se concentrer sur le soin des personnes âgées dépendantes davantage que sur leur hébergement, et à développer des soins qui sont jusque-là plutôt l'apanage des cliniques privées. La liste des défis qu'il entend relever est ambitieuse. Mais il est peu probable que les syndicats y adhèrent. Ils voulaient « une modification radicale de la politique de l'AP-HP ». Ils l'auront, mais pas forcément dans le sens escompté.

Laure de Charette