«La hausse des prix demeure générale»

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Une légère accalmie. L'observatoire francilien de l'immobilier de la Fnaim a rendu hier ses statistiques sur le marché de l'immobilier au 1er semestre 2006. Il confirme que la hausse des prix est beaucoup moins importante sur cette période en région parisienne qu'un an auparavant. Pour autant, « il ne faut pas confondre ralentissement de la hausse des prix avec diminution des prix », insistent les professionnels de l'immobilier. « La hausse des prix est et demeure générale. »

A Paris, l'augmentation des prix au 1er semestre par rapport au dernier semestre 2005 se situe entre 10 % (quartiers Trudaine, Lafayette, Opéra...) et 2 % (Montmartre, Guy-Môquet, Batignolles...). Beaucoup de quartiers stagnent, notamment dans les 5e, 8e et 16e arrondissements. Cette tendance avait déjà été observée par les notaires d'Ile-de-France, pour le 2e trimestre 2006. Durant cette période, ils avaient enregistré, par exemple, une hausse de 1,8 % dans le 18e. « Mais c'est presque normal sur des échantillons aussi réduits. Sur un an, le 18e bénéficie d'une hausse de 13 % », commente la chambre des notaires, qui estime que la tendance n'est pas du tout au retournement du marché. « La pression se calme, mais elle continue. »

Mickaël Bosredon

Selon la Fnaim, les prix les plus élevés à Paris se situent toujours dans le 8e : 11 500 euros le m2 au parc Monceau. Les plus bas dans le 19e : 3 150 euros à Danube-Lilas.