Roms: «Paris ne peut pas être un campement géant», pour Anne Hidalgo

SECURITE La candidate socialiste à la Mairie de Paris s’est exprimée ce lundi sur BFMTV et RMC...

C.P.

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Anne Hidalgo, en mai 2013.
Anne Hidalgo, en mai 2013. — V. WARTNER / 20 MINUTES

Démanteler les camps de Roms, oui, mais sans stigmatiser cette population. Invitée ce lundi matin de Jean-Jacques Bourdin sur BFMTV et RMC, Anne Hidalgo a réagi aux propos de sa rivale Nathalie Kosciusko-Morizet.


La candidate de l'UMP à Paris avait suscité la polémique la semaine dernière en évoquant le «harcèlement» des Parisiens: «J'ai l'impression que les Roms harcèlent beaucoup les Parisiens», avait-elle déclaré le 18 septembre. En début de semaine, elle avait déjà fait part de son souhait de rétablir les arrêtés «antimendicité agressive» comme partie d'un «dispositif qui vise à terme l'expulsion» des «bandes de Roms» qui cherchent à «dépouiller» la population.

Soutien à la politique de démantèlement

«Il ne faut pas traiter les problèmes de sécurité et de délinquance avec légèreté comme le fait mon adversaire. Elle stigmatise une population dans son ensemble», a réagi lundi Anne Hidalgo.

«Il faut lutter contre ces réseaux criminels de délinquance à l’échelle européenne. Paris ne peut pas être un campement géant et je soutiens la politique de M. Valls, qui consiste à démanteler ces camps», a-t-elle ajouté.