Un choc à vocation pédagogique

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 Selon une étude réalisée par le CSA en octobre 2005 à la demande la Fondation pour la mémoire de la Shoah, 94 % des élèves ayant visité des camps de Birkenau-Auschwitz se disent « choqués » par l’expérience.
Dans la liste de ce qui les a le plus marqués vient en premier « les effets personnels des gens », puis
« les cheveux et les tapis faits avec les cheveux », la «grandeur du camp », les « fours crématoires », les «chambres à gaz », « les baraquements, les dortoirs, les lits, les latrines »…
Parmi les sondés, 77% déclarent qu’ils avaient envie d’en parler autour d’eux et qu’ils l’ont fait. 13 % voulaient le faire mais n’ont pas réussi.
L’expérience se révèle beaucoup plus marquante pour les élèves de confession juive, mais aussi pour les musulmans, dont 68%estiment être plus révoltés par les actes et les injures antisémites qu’auparavant. Ils sont ceux qui ont le plus changé d’opinion sur les Juifs, à 55%, contre 37% pour l’ensemble des élèves, et leur regard sur le conflit au Moyen-Orient a aussi changé pour 50 % d’entre eux (43 % de l’ensemble
des élèves).Enfin, ils veulent transmettre ce qu’ils ont ressenti à 85 %.
D’une manière générale, les élèves déclarent à 92%être plus attentifs aux actes de racisme et d’antisémitisme.
Enfin, 81% se disent plus tolérants, 79 % relativisent plus les problèmes de la vie quotidienne et 78% se disent plus matures.
M. G.