Que devient le sable de Paris Plage?

Jérôme Comin
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Le 17 juillet 2013, le groupe Lafarge livre par voie d'eau les 5.000  tonnes de sable nécessaires à la réalisation de Paris plage.
Le 17 juillet 2013, le groupe Lafarge livre par voie d'eau les 5.000 tonnes de sable nécessaires à la réalisation de Paris plage. — VINCENT WARTNER/20MINUTES

Rien ne se perd. Alors que l’édition 2013 de Paris Plage, qui a connu cette année une fréquentation exceptionnelle, s’est terminée dimanche, la Mairie de Paris a retiré ce mercredi une partie des 5.000 tonnes de sable utilisée durant l’opération. Une barge a été ainsi utilisée ce mercredi au niveau de la voie George-Pompidou pour retirer les 3.000 tonnes de sables qui s’y trouvaient.

Impropre à la construction

Et le programme de cette cargaison est déjà bien chargé. «Tout ce sable va désormais partir en carrière blanche et va être utilisé dans des opérations de rebouchage de voirie ou de rénovation cavalière [chemin en sable pour les promenades ou les parcs]», explique Stéphane Chave, responsable de l’événementiel de la Mairie de Paris. Car même s’il provient des carrières de Lafarge, leader mondial des matériaux de construction, ce sable ne sera pas utilisé par le groupe dans le cadre de futur chantier. «Si on voulait s’en servir, il faudrait venir le chercher et le retraiter pour éviter qu’il y ait des impuretés nuisibles au béton. Et cela a un coût trop important», précise-ton du côté de Lafarge.

Garde nationale, cirque, parcs...

Mais l’avenir de ce sable ne se limite pas qu’à l’entretien de la voirie. «Lors des premières éditions de Paris Plage, on le donnait à la Garde républicaine qui s’en servait pour ses chevaux, aux cirques ou on l’utilisait pour les bacs à sable de certains parcs de la capitale, précise Stéphane Chave. Mais aujourd’hui, ils ont tous suffisamment de sable, donc ce sont des pistes que l’on exploite plus.» Mais ce n’est pas le cas du côté de Clichy-sous-Bois où une partie du sable utilisé pour l’opération Clichy-Plage a lui été dispatché vers les clubs épiques locaux ou les cirques installés dans la région.