Deux scénarios pour aménager l'A4-A86

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Et hop, deux nouvelles concertations publiques. Après celles concernant l'A104, l'A 12 et la RN 13, la préfecture de région a lancé hier celles du tronçon A 4-A 86 et du Charles-de-Gaulle Express. Pour le segment A 4-A 86, qui supporte 250 000 véhicules par jour, la population est invitée à s'exprimer sur deux scénarios d'aménagement possibles. Le scénario A propose une voie supplémentaire, grâce à la construction d'un « caisson métallique » qui accueillerait les nouvelles bandes d'arrêt d'urgence et de nouvelles protections phoniques. Au sud, le caisson serait un peu plus large pour recevoir une voie dédiée aux piétons et cyclistes. Le scénario B imagine la création d'une « poutre treillis » qui ne supporterait que les nouvelles protections acoustiques. Cette option conserve le dispositif actuel de circulation, c'est-à-dire une autoroute à quatre voies, sur laquelle les automobilistes peuvent circuler sur la bande d'arrêt d'urgence aux moments les plus chargés, grâce à un système de barrières mobiles.

Le coût de ces projets varie entre 120 et 180 millions d'euros. Très loin des 850 millions d'euros prévus il y a quelques années pour le projet d'enfouissement de ce tronçon. D'aucuns parleront d'un projet au rabais, surtout au regard des 750 millions d'euros qui pourraient être dépensés pour l'enfouissement de la RN 13 à Neuilly-sur-Seine (92). Le préfet de région, Bertrand Landrieu, reconnaît que désormais, c'est plus « la protection des riverains que l'augmentation de la capacité qui est prioritaire ». Francis Rol-Tanguy, directeur régional de l'équipement, ajoute que « l'enfouissement de ce tronçon a été abandonné, car le rapport coût/avantages n'était pas intéressant ».

M. B.

www.concertation-a4a86.fr et dgexpress.equipement.gouv.fr

L'enquête publique sur le nouveau tracé du Charles- de-Gaulle Express, appelé tracé « virgule », se tient jusqu'au 15 décembre. Un débat public avait déjà conclu en 2003 à la nécessité de changer le projet.