Paris: Anne Hidalgo «ose» cent propositions

MUNICIPALES L'association Oser Paris a dévoilé les propositions qui vont nourrir le programme d'Anne Hidalgo, la candidate du parti socialiste pour les municipales 2014...

Mathieu Gruel

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Anne Hidalgo présentait premières pistes de programme lundi.

 
Anne Hidalgo présentait premières pistes de programme lundi.   — A. GELEBART / 20 MINUTES

Eviter l’écueil qu’avait rencontré Désir D’avenir. Jean-Louis Missika a mis en garde, lundi soir lors de la première réunion de restitution des propositions collectées par l’association Oser Paris, qui se déroulait devant un peu moins de 800 personnes réunies dans l’amphithéâtre de l’Ecole Nationale Supérieure des Arts et Métiers (ANSE). Le site participatif de Ségolène Royal, qui devait nourrir le programme de la candidate PS à la présidentielle de 2007, s’était en effet «cassé les dents au moment de la restitution» a rappelé Jean-Louis Missika, qui préside Oser Paris.

Lancée en septembre 2012, l’association a depuis collecté quelque 1.000 contributions, proposées par les 2.200 adhérents. Certains avaient d’ailleurs fait le déplacement mardi soir. Comme Gilles, Parisien de 56 ans, qui trouve que cette initiative de démocratie participative est «une approche intéressante». D’autres comme Audrey, âgée de 31 ans, n’ont pas fait part de leurs idées sur la plateforme, «mais la démarche m’a séduite sourit-elle».

Réinvestir les kiosques à musiques délaissés

«Cette méthode est la bonne, a réaffirmé Anne Hidalgo. Elle permet de dire nous sommes là pour être utiles à Paris, pour servir Paris et pas pour nous servir de Paris.»

Avant la mise en ligne de toutes le propositions, en juin sur le nouveau site d'Anne Hidalgo, puis la publication d’un livre numérique à l'automne, une centaine de celles-ci ont donc présentées au public. Ainsi, le pôle de réflexion «Une ville à vivre, une ville pour tous» a mis en avant les questions d’espaces publics, de propreté, de sécurité, de l’enfance ou du sport. Parmi les plus marquantes: l’idée d’élaborer des crèches avec des villes avoisinantes, ou de développer des maisons d’assistance maternelle. Et puis, magie du participatif, «la plus likée» sur la plateforme Oser Paris, qui viserait à réinvestir les kiosques à musiques délaissés, a également été présentée. Anne Hidalgo a tenu à avancer l'idée de «social clubs dans chaque quartier de Paris, qui seraient des lieux dans lesquels on pourrait se retrouver, si on est seul, pour rompre l'isolement, ou avec ses enfants.» 

Les autres groupes de réflexions se sont ensuite succédé, pour égrainer les propositions retenues. Ainsi, l’idée de développer les zones à 30 km a été évoquée, la volonté de développer l’open Data parisien, ou encore le système d’échange solidaire baptisé «Accorderie»…  De belles pistes pour un programme participatif, qui commence à se dessiner concrètement.