Bombardier promet de construire en France

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Les syndicats français des transports l'attendait au tournant. Le lauréat canadien Bombardier, qui était en concurrence avec le français Alstom, a promis de construire ses rames en France. « A 85% » selon un porte-parole du groupe. « Je suis certain que tous les éléments de ce train seront réalisés en France » a pour sa part avancé hier Jean-Paul Huchon, président de la région. « Il est de notre devoir de faire attention à l'emploi. Il sera sauvegardé et développé », a t-il promis. De son côté, Anne-Marie Idrac, président de la SNCF, a déclaré avoir « bon expoir » d'une collaboration Alstom-Bombardier sur ce contrat. Mais les inquiétudes n'ont pas disparu pour autant.

A l'annonce du résultat, un salarié de Bombardier travaillant sur le site de Crespin (Nord) a estimé que « c'est bien, ça fait du boulot. Mais il faut que ce boulot reste à Crespin ». « On sait déjà que les pavillons et les faces seront fabriqués en République tchèque » a enchérit son collègue, délégué CGT. Même inquiétude chez les syndicats d'Alstom qui, voyant qu'il allait perdre le marché, avaient réclamé « un contrat Translien partagé » entre deux constructeurs. Interrogé par téléphone depuis Pékin, où il vient de signer un contrat de 500 locomotives, le Pdg d'Alstom, Patrick Kron, « déçu », prévoit d'examiner « les conditions d'attribution de ce contrat ».

M.G.

Bombardier prévoit notamment de faire travailler le site d'Alstom de Reichshoffen (Bas-Rhin). Cette usine emploie 650 salariés et aurait été en première ligne dans le projet Transilien si Alstom avait été choisi.