La ville de Paris prend plusieurs mesures pour les logements sociaux

Oihana Gabriel

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Jeudi 6 juin 2013, Bertrand Delanoë a inauguré une HLM rue de la Banque, anciennement squatté par des associations luttant contre le mal-logement.
Jeudi 6 juin 2013, Bertrand Delanoë a inauguré une HLM rue de la Banque, anciennement squatté par des associations luttant contre le mal-logement. — S. Robichon / Mairie de Paris

Une inauguration symbolique. Ce jeudi  après-midi, Bertrand Delanoë (PS) visite le 24, rue de la Banque, dans le 2e arrondissement de Paris. Un immeuble de bureaux de six étages, à quelques pas du métro Bourse, qui fut squatté de janvier 2007 et octobre 2011 par quelques familles et associations en pointe sur le mal logement: Droit au Logement (DAL), Jeudi noir et Macaq (une association d’artistes précaires).

Le «ministère de la crise du logement» devient une HLM

Ils avaient choisi ces anciens bureaux, vides depuis 2004 pour créer un «Ministère de la crise du logement», qui avait accueilli quelques élus.

Ce haut lieu du mal logement, racheté par la Ville qui y a mené de nombreux travaux, proposera aux familles parisiennes de spacieux T4 à loyer modéré et huit logements très sociaux sur un ensemble de dix-huit appartements.

La caserne de Reuilly transformée en logements sociaux

Lors du prochain Conseil de Paris, lundi et mardi,  les élus débattront de la transformation de la caserne de Reuilly (12e), un site d’un peu moins de 40 000 m2 dans le 12e arrondissement, longtemps courtisé par la Mairie. Après sept ans de négociations et grâce à un coup d’accélérateur depuis la loi de mobilisation du foncier public, Paris va donc racheter cette caserne pour 40 millions d’euros (contre 60 millions il y a encore quelques mois). Et la réhabiliter pour proposer 50% de logement social, 20% d’appartements à loyer modéré et 30% de locatif libre. Mais aussi pour ouvrir une nouvelle crèche de 2.500m2 et un jardin ouvert au public de 5.700m2, sur l’ancienne place d’armes. Mais il faudra encore trois ou quatre ans de travaux avant que les premiers locataires n’installent leurs cartons dans ces nouveaux locaux, entre 400 et 500 logements.

De son côté, l’UMPPA regrette que le logement étudiant soit oublié dans ce projet d’envergure et propose que 40% de ces logements soit réservé à l'accession privés. Le groupe déposera aussi un vœu concernant le stationnement. Un parking-relais aurait en effet pu soulager la circulation des automobilistes, regrette l’opposition, qui en profite pour tacler l’exécutif plus préoccupé, selon elle, par le logement social que par les classes moyennes qui peinent à se loger dans le capitale.

Un premier foyer pour étudiants handicapés

Autre sujet sur la table lors de ce Conseil de Paris, la réalisation du premier foyer d’hébergement pour des étudiants parisiens lourdement handicapés dans le 5e. Dès 2015, Le 4, rue des Quatrefages sera réhabilité –la Ville subventionne à hauteur de 4 millions d’euros sur les 7,4 millions nécessaires - de façon à pouvoir accueillir ces étudiants dans 16 logements adaptés.

Par ailleurs, Jean-Yves Mano a précisé que le Crous réserverait 100 logements pour les étudiants de Sciences-Po Paris qui vivent en zone d’éducation prioritaire (ZEP). «Dès septembre 2013, ces jeunes, qui n’ont pas forcément les moyens de se loger à Paris, bénéficieront de 25 logements étudiants», a expliqué Jean-Yves Mano, l’adjoint au maire chargé du Logement.