Elle veut décrocher le meilleur job du monde

PORTRAIT Elisa, Parisienne de 28 ans, fait partie des vingt-cinq finalistes...

Oihana Gabriel

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Elisa et son koala en peluche.
Elisa et son koala en peluche. — P.-M. Talbot / 20 Minutes

«Ça fait colo, ce bob!», rigole Elisa Detrez dans son petit studio de la Butte aux Cailles (13e). Mercredi, cette Parisienne comptait arpenter cortèges et quartiers pour distribuer des tracts. Rien à voir avec les élections municipales ou le 1er Mai. Elisa Detrez, 28 ans, doit convaincre qu'elle est la mieux placée pour nager avec les dauphins sur la barrière de corail et rencontrer des koalas.

Vidéo décalée

Pas pour un séjour… mais pour un boulot en or. L'office du tourisme australien a renouvelé l'opération The Best Job in the World (le meilleur job du monde), mais, cette fois, ce sont six chanceux qui passeront six mois à explorer paysages, gastronomie et faune de l'exotique pays. Pour la modeste somme de 80.000 euros. « On sera leurs ambassadeurs sur place. Le but, c'est de donner envie aux gens de voyager en Australie. En un mois, le pays a déjà enregistré 30% de demandes de visa vacances-travail en plus. On paiera juste notre nourriture, mais avec cette somme, ça va aller!», spécule Elisa. Forcément, avec un tel emballage, la concurrence est rude. Mais la jeune femme, diplômée en gestion touristique et écolo convaincue, a déjà passé plusieurs étapes: sa vidéo décalée de 30 secondes, avec un koala en peluche dégoté sur leboncoin.fr et des dauphins en carton, a fait du chemin jusqu'aux médias japonais et chinois. Et elle lui a permis de figurer parmi les 25 présélectionnés sur 45.000 candidats pour devenir guide dans l'Etat du Queensland.

Il lui reste une semaine pour faire du bruit sur la Toile. Alors, avec son équipe – une amie à la veille concurrentielle, son compagnon comme support technique – elle passe ses nuits à fabriquer des tee-shirts, à alimenter les réseaux sociaux, à contacter d'éventuels parrains. «Lors du premier concours, j'étais en Nouvelle-Zélande. Alors quand j'ai vu le logo sur Internet, je me suis dit: "Cette fois, je tente ce projet fou !"»