Une férue de Versailles qui a du nez

— 

Elisabeth de Feydeau crée des bougies.
Elisabeth de Feydeau crée des bougies. — V. WARTNER/ 20 MINUTES

Elisabeth de Feydeau a trouvé comment marier ses deux passions, histoire et parfums, en créant des bougies olfactives qui s'inspirent des effluves de la cour de Versailles sous le sceau Arty Fragrance. L'idée est née dans les petits appartements du château de Versailles (78) et dans les recherches effectuées par Elisabeth quand elle se penche sur la biographie de Jean-Louis Fargeon, le parfumeur de Marie-Antoinette. Depuis cette découverte, elle s'inspire des lieux emblématiques et personnalités de Versailles pour composer un bouquet de bougies parfumées, qu'elle voit comme un livre olfactif.

Une note de figue, fruit préféré de Louis XIV se dégage de Potager royal, jasmin, iris, bergamote et musc se marient pour le Rêve de la reine, qui transcrit le bouquet aux mille fleurs, fragrance de Marie-Antoinette. «Certes, les parfums à l'époque étaient destinés à cacher les mauvaises odeurs, mais on a créé au XVIIIe un raffinement reconnu dans le monde entier. Je ne reprends pas des recettes telles quelles, mais c'est plutôt une invitation à voyager dans un siècle fantasmé.» La renommée de Versailles souffle sur ces bougies de luxe, mais le site bénéficie du succès d'Arty Fragrance, qui a noué un partenariat pour rénover arbres et statues du château. Cette passionnée a piloté une Cour des senteurs à Versailles, qui ouvre à la fin avril et mélange commerces et petite maison des parfums, où le public découvrira les mystères de la distillation, l'histoire des parfums anciens et humera une fontaine à la fleur d'oranger. O. G.