Tentative de blocage à Beaubourg

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Les syndicats comptent tout mettre en oeuvre pour faire fermer le Centre Pompidou aujourd'hui. Dès 6 h du matin, ils devraient aller à la rencontre des agents de sécurité de Beaubourg pour les convaincre de se joindre au mouvement de grève qui a débuté jeudi dernier. « Il n'y a pas assez de mobilisation chez eux. Mais si on arrive à les convaincre, le Centre sera obligé de fermer totalement », assure Alain Rozanski, délégué CGT. Déjà, lundi, le musée avait dû être fermé, faute de personnel suffisant en activité, mais l'exposition « Yves Klein » était restée accessible aux visiteurs.

Les syndicats veulent taper plus fort pour faire entendre leurs revendications. Ils dénoncent notamment un manque d'effectifs, « de près de soixante-dix postes » selon FO, des conseils de discipline à répétition « depuis deux à trois ans », du « harcèlement moral » dans certains services, des départs à la retraite « non remplacés », et la dangerosité de certains « travaux lourds, effectués lorsque le personnel est en service ». Ils exigent aussi la relavorisation des bas salaires. Vendredi soir, Bruno Racine, président de Beaubourg, leur avait annoncé la création de sept postes. « Pas suffisant » pour les syndicats. Sollicité, le Centre Pompidou n'a souhaité répondre à aucune de ces attaques.

Magali Gruet

« Ils n'ont pas bonne presse et ont intérêt à régler ce conflit au plus vite », estiment les syndicats. Cet été, deux oeuvres ont été détériorées lors d'incidents.