Un projet qui ne vient pas du Stif

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De plus en plus d'élus souhaiteraient que le Syndicat des transports d'Ile-de-France ne laisse plus la RATP et la SNCF mener seules des études sur les projets d'infrastructures. « Le Stif doit améliorer sa capacité d'expertise sur ces dossiers, reconnaît Alain Amedro, président de la commission des investissements au Stif, et conseiller régional Vert. D'autant qu'avec les entreprises, il y a toujours des surcoûts. De l'ordre de 6 à 7 % avec la RATP », ajoute-t-il.

Pour Roger Karoutchi, président du groupe UMP au conseil régional, « il faudrait d'abord que la région ait un projet de transports à échéance de dix ans. Huchon, c'est la vision à la petite semaine ! » Denis Baupin, adjoint (Verts) au maire de Paris chargé des Transports, regrette que la région fasse « en fonction des moyens dont elle dispose, alors qu'il faudrait évaluer ce dont on a besoin et trouver les solutions pour financer les projets. C'est dommage de se refréner comme cela. »

Jean-Paul Huchon, président (PS) d'Ile-de-France, rappelle que le Stif financera 50 % du futur matériel roulant de la SNCF. « On n'a pas les moyens d'étudier un projet du type “métrophérique”. La RATP, c'est 46 000 employés, le Stif une centaine. Mais on va se renforcer pour aller dans ce sens. » D'autant que la région s'interroge sur les motivations de Pierre Mongin. « La concurrence européenne arrive à grands pas. Dans sa quête de nouveaux marchés hors de l'Ile-de-France, la RATP a besoin d'une nouvelle vitrine et d'un projet fédérateur en interne », estime un collaborateur de Jean-Paul Huchon.

M. B.