Le squat de Cachan évacué dans la discorde

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Les expulsés du squat de Cachan (Val-de-Marne) ne sont pas encore au bout de leur peine. Vendredi, ils croyaient enfin tenir une solution de relogement après avoir passé plus de sept semaines entassés dans un gymnase. Mais hier, de nouvelles tensions sont apparues, les listes de bénéficiaires donnant lieu à d'âpres discussions. Certaines ont même failli tourner à la bagarre. « Si on n'est pas malien ou ivoirien, on est écarté de la liste », a dénoncé un Nigérien sans papiers alors que d'autres ex-squatteurs l'accusaient d'avoir quitté le squat avant son évacuation le 17 août.

Des délégués disent aussi ne pas vouloir quitter le gymnase sans avoir visité le lieu d'hébergement proposé. Des exigences qui font suite au retour, dans la nuit de samedi à dimanche, de sept adultes et cinq enfants, ayant refusé de s'installer dans un centre d'hébergement à Porcheville (Yvelines), le jugeant trop éloigné. « Il y a un niveau d'exigence qui me dépasse », a réagi Pierre Henry, directeur général de France-Terre d'asile, pour qui proposer 370 places d'hébergement tient déjà de l'exploit.