Municipales à Paris: Jean Tiberi «choqué» par les propos de Nathalie Kosciusko-Morizet

POLITIQUE La candidate UMP à la mairie de Paris a affirmé lundi qu'elle ne proposerait «pas aux électeurs des listes avec des personnes qui seraient sous le coup de condamnations importantes»...

Alexandre Sulzer

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Jean Tibéri au palais de Justice de Paris, le 12 mars 2013.
Jean Tibéri au palais de Justice de Paris, le 12 mars 2013. — A. GELEBART/20MINUTES

Le maire (UMP) du 5e arrondissement Jean Tiberi ne décolère pas contre Nathalie Kosciusko-Morizet (NKM). «Je suis choqué par son attitude, ses propos sont inacceptables, intolérables.» Lundi, la favorite de la primaire pour les municipales a rappelé que, si elle était tête de liste, elle ne proposerait «pas aux électeurs des listes avec des personnes qui seraient sous le coup de condamnations importantes».

«Elle ne connaît pas le dossier»

Or, Jean Tiberi vient d’être condamné en appel à 10 mois de prison avec sursis dans l’affaire des faux électeurs (il s’est pourvu en cassation). «Elle ne connaît pas le dossier», enrage l’élu qui regrette qu’ «elle arrive à Paris et choisisse la désunion». Jean-François Legaret, maire du 1er arrondissement et candidat à la primaire, a lui aussi condamné «fermement» les propos de NKM.

Pour l’heure, Jean Tiberi refuse de confirmer s’il sera candidat à sa propre succession. «A toutes les élections nationales ou locales auxquelles les Tiberi n’ont pas été candidats, la gauche a été majoritaire dans le 5e», avait confié au Monde le maire qui pense à son fils Dominique, actuel adjoint d’arrondissement, pour lui succéder. A ce sujet, NKM a d’ores et déjà prévenu: «Il n’y a ni droit de suite, ni interdiction.»