Les taxis de Roissy surenchérissent

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A Roissy, tout le monde attend. Les taxis, entassés dans la base arrière avant de savoir vers quelle aérogare se diriger. Et les clients, qui, à leur descente d'avion, doivent faire la queue alors qu'ils aimeraient partir rapidement. Lundi, Aéroports de Paris (ADP) a donc proposé aux représentants de la profession de nouveaux aménagements. Mais ils ne font pas l'unanimité.

Sur l'aspect « confort des chauffeurs », les propositions ont donné satisfaction. Initialement prévue pour 450 véhicules, la base arrière pourra bientôt accueillir 600 taxis. Le nombre de sanitaires devrait également augmenter et la salle de repos être réaménagée.

En revanche, la revendication principale des taxis – la création d'une base spéciale pour le terminal 2 – n'a pas été acceptée. ADP considère que l'installation de la régulation informatique des taxis devrait résoudre les problèmes d'ici au mois de décembre, et permettre à terme aux clients de ne plus attendre que deux minutes en moyenne. La Fnat (Fédération nationale des artisans taxis), majoritaire dans la profession, semble confiante, et dit attendre cette nouveauté pour se prononcer. Mais la base grogne, relayée par les autres syndicats. La semaine prochaine, tous doivent se réunir pour décider de la suite. « Je suis pour une nouvelle journée de grève », annonce déjà Thierry Savary, président de la FTI 75 (Fédération des taxis indépendants).

Michaël Hajdenberg

Les taxis mobilisés exigent une voie spécifique dans l'aéroport, ce qu'ADP juge « irréalisable ». Ils estiment que cela résoudrait en partie le problème des taxis clandestins et des motos-taxis qui leur « volent le travail ».