La députée européenne Marielle 
de Sarnez (MoDem).
La députée européenne Marielle de Sarnez (MoDem). — CHAMUSSY/SIPA

Paris

De Sarnez veut remettre le MoDem au centre des débats

municipales La vice-présidente du parti de Bayrou est candidate

Et une femme de plus dans la course. La vice-présidente du MoDem, Marielle de Sarnez, a annoncé publiquement jeudi sur France 2 qu'elle serait candidate à la municipale parisienne de 2014. « Je l'annoncerai officiellement dans quelques semaines parce que je trouve qu'on n'est pas aujourd'hui dans le temps d'une campagne électorale », a-t-elle ajouté. Mais alors pourquoi l'avoir d'ores et déjà dit ?

« J'aurais soutenu Borloo»


« Je ne voulais pas tourner autour du pot », confie-t-elle à 20 Minutes, même si elle pense que les Parisiens n'ont pas du tout l'échéance électorale en tête pour l'instant. « Si Jean-Louis Borloo [le président de l'UDI] avait été candidat, je l'aurais soutenu et je ne me serais pas présentée, d'ailleurs je le lui avais dit », poursuit celle qui est persuadée qu'il « faut une vraie offre du centre à Paris ». Entre défiance vis-à-vis de la droite parisienne et usure du pouvoir de la gauche, « il y a un espace », martèle-t-elle. La numéro deux du MoDem, qui avait réuni 9 % des voix aux municipales de 2008, ne ferme absolument pas la porte à un rapprochement avec l'UDI. «S'il peut y avoir des rapprochements, des partenariats, c'est bien », glisse-t-elle, sans plus de précisions. En attendant, Marielle de Sarnez travaille à l'élaboration d'une équipe qui comprenne des personnalités sans étiquette « mais de sensibilité centriste », et d'un programme dont la priorité numéro 1 sera le logement. « Les Parisiens veulent qu'on consacre notre énergie à régler leurs problèmes. Les deux candidates des deux grandes formations [Anne Hidalgo et Nathalie Kosciusko-Morizet] ont commencé leur campagne de façon très partisane », conclut-elle.

■ femmes

Avec Hidalgo (PS), NKM et Dati (UMP), la campagne s'annonce féminine. « Je formule le vœu qu'on puisse dire, à l'issue de la campagne, que nous aurons fait de la politique différemment », assure Marielle de Sarnez.