Ma maison, mon musée

Léa Chauvel-Lévy

— 

Exposition dans le salon de Rosario Caltabiano, dont les 22,48m2 ne manquent pas de volume.
Exposition dans le salon de Rosario Caltabiano, dont les 22,48m2 ne manquent pas de volume. — Leopoldo Mazzoleni

De l'art exposé dans son salon, son atelier ou sa chambre à coucher. Ils sont de plus en plus nombreux – critiques d'art, galeristes ou collectionneurs – à ouvrir leur appartement pour exposer de l'art au public. Née à Berlin, cette idée a été importée à Paris, en 2001, par Café au lit, premier «appartement-galerie» de la capitale. Le but ? S'éloigner de l'institution et de l'esprit «white-cube» des galeries, dont la neutralité n'entre pas en résonance avec les œuvres et tenter de jouer «un vrai rôle de diffuseur de l'art contemporain auprès d'un nouveau public, moins enclin à fréquenter les lieux d'art», explique Rosario Caltabiano, galeriste à Belleville, qui ouvre ponctuellement son salon depuis deux ans. Voici, à titre d'exemple, trois de ces nouveaux lieux, partisans d'un art à partager entre amis.

Le plus ancien : Café au lit


Il faut s'inscrire à la newsletter pour être tenu au courant des expositions de ce lieu d'habitation et d'exposition, niché en haut d'une tour dans le quartier de la Mouzaia, près de la place des Fêtes. Jens Sennewald et Andrea Weisbrod, couple de collectionneurs met à l'aise, le vin aidant, face à des œuvres pointues, mais pas hermétiques.

Le plus convivial : 22, 48 m


2


Une fois par mois, parfois plus souvent, se tiennent dans les espaces privés de Rosario Caltabiano, derrière sa galerie, de conviviales tables rondes, ateliers pour enfants, et expositions d'artistes émergents. La cheminée et le chat amènent à regarder différemment les œuvres et permettent de discuter très librement avec les artistes.

Le plus cosmopolite : Rosascape


Les portes de cet atelier-loft récemment installé à Belleville s'ouvrent une fois par mois à un public mélangé, à l'occasion de performances et de débats sur l'art contemporain. Pour sa fondatrice, Alexandra Baudelot, il est important que les habitants de ce quartier cosmopolite se sentent également concernés par cet espace plus intime qu'une galerie.