Les salariés d'Autolib' négligés ?

— 

Un ambassadeur d'Autolib'.
Un ambassadeur d'Autolib'. — A. GELEBART / 20 MINUTES

« Les salariés d'Autolib' sont la cinquième roue du carrosse », selon Ian Brossat, président du groupe communiste au Conseil de Paris, qui va présenter à la prochaine séance des 25 et 26 mars un vœu relatif aux « conditions de travail des salariés d'Autolib'». Le texte, que 20 Minutes a consulté, demande notamment à la Mairie de Paris de « s'assurer que les conditions de travail des 230 ambassadeurs [personnel chargé d'aider le public] se déroulent dans le respect du Code du travail ». « Il faut que la Ville de Paris mette la pression sur la direction de Bolloré [l'exploitant]. L'Hôtel de Ville a son mot à dire », assure l'élu.

Quels sont les motifs de cet agacement ? « L'absence de vestiaire mis à disposition des salariés », « de dispositif exceptionnel pour le personnel en cas de période de grand froid », et le nombre d'ambassadeurs qui est « passé de 400 à 230 entre août 2011 et mars 2013 », détaille le vœu. « Des salariés se changent dans la rue, en se cachant parfois dans les fourrés, avant de prendre leur service », s'agace un délégué syndical, sous couvert d'anonymat. Il estime que les employés sont « mal équipés » face au froid. Contactée par 20 Minutes, la direction de la communication d'Autolib' assure que les employés « sont bien équipés », se dit « à l'écoute » et « très attachée aux conditions de travail » de ses salariés. « C'est important pour nous qu'ils se sentent bien, vis-à-vis des usagers. On préfère dépenser plus d'argent, plutôt que d'être radins et qu'ils fassent mal leur travail », assure-t-on. W. M.