D’Issy-les-Moulineaux à la Défense, la banlieue ouest à la pointe

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 Issy-les-Moulineaux, Levallois, Boulogne-Billancourt, la Défense : la révolution architecturale est en marche en banlieue. Encore une fois, c’est le privé qui, en grande partie, s’est adressé à des grands noms de l’architecture pour la construction de bâtiments. A Issy, c’est une SEM (Société d’économie mixte) en charge du réaménagement des berges de Seine, qui accueillera logements et bureaux. « Trente ans qu’on travaillait sur le dossier », souligne Raymond Loiseleur, directeur de la SEM. Le plan a été dessiné par l’architecte Jean-Michel Wilmotte. En remontant vers la porte du périphérique, l’usine d’incinération Isséane, totalement végétalisée, sera livrée à la mi-2007. Il s’agit du plus grand chantier d’Europe en la matière. La société Generali attend, elle, trois bâtiments pour 2008, d’une hauteur d’environ 45 mètres, tandis que le siège de Bouygues Telecom s’installera à la place de la tour EDF. Les bâtiments seront signés de l’agence américaine Arquitectonica. Christian de Portzamparc s’occupera quant à lui du siège de Bouygues Immobilier, dont la construction va bientôt commencer. A Boulogne-Billancourt, sur l’île Seguin, le chantier d’aménagement avance lui aussi. L’homme d’affaires François Pinault, grand rival de Bernard Arnault, devait y construire une fondation pour l’art contemporain. Projet qu’il a retiré l’année dernière, estimant les délais administratifs trop longs. Depuis, la SEM Val-de-Seine a lancé de nombreux concours. L’île sera divisée en deux parties, l’une consacrée à l’art, l’autre au savoir. Un hôtel y verra également le jour. On y trouvera une résidence pour chercheurs et artistes (livraison fin 2009), une salle des musiques actuelles, un centre européen de création contemporaine, et une terrasse-jardin. Enfin, le quartier d’affaires de la Défense a présenté cet été son projet de relance à l’horizon 2015. Une tour symbole, caractérisée par son audace et pour laquelle un concours international d’architecture sera lancé, verra le jour.

Mickaël Bosredon