Des logements mais pas de papiers pour les ex-squatteurs

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Ça bouge enfin, pour certains ex-squatteurs de Cachan, sur le front du relogement. La préfecture du Val-de-Marne a annoncé samedi que sur les cent trente-trois familles en situation régulière expulsées le 17 août du squat géant de la Cité universitaire, trente et une ont été relogées ou sont en voie de l'être, soit soixante-dix-neuf personnes. Six familles ont déjà pris possession de leur appartement, et pour les vingt-cinq autres, ce sera chose faite « avant la fin de l'automne ». D'ici là, la plupart vont rester à l'hôtel.

« Il nous fallait trouver cent vingt-huit logements sociaux, nous en avons trouvé soixante-seize un peu partout en Ile-de-France, appartenant en majorité aux contingents préfectoraux », a précisé hier le directeur de cabinet du préfet. Ces appartements vont être mis à disposition les uns après les autres dans les semaines à venir.

L'une des revendications des manifestants qui ont battu le pavé parisien samedi après-midi – ils étaient trois mille selon la police, vingt mille selon les organisateurs – est donc en voie d'être exaucée. En revanche, pour les deux cent trente-sept sans-papiers qui n'ont donc pas droit au logement social, la préfecture n'a aucune solution nouvelle, leur régularisation n'étant pas à l'ordre du jour. Un hébergement d'urgence leur est toujours proposé dans des centres de transit ou d'accueil pour demandeurs d'asile à Boissy-Saint-Léger, Créteil et Sarcelles. Mais il s'agit essentiellement de chambres pouvant accueillir des célibataires ou des familles restreintes. Elles ne sont libres qu'à partir d'octobre, et certaines « pour peu de temps ».

Laure de Charette