Municipales 2014: Nouvelle zizanie à l'UMP Paris

MUNICIPALES Plusieurs candidats, dont Rachida Dati, refusent les modalités des primaires UMP...

Alexandre Sulzer

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Rachida Dati, en 2012 à Paris.
Rachida Dati, en 2012 à Paris. — V. WARTNER / 20 MINUTES

Grosse ambiance à l'UMP Paris. A peine le règlement des primaires (lire l'encadré) pour la municipale présenté jeudi à la presse, trois candidats, Rachida Dati, Jean-François Legaret et Pierre-Yves Bournazel, s'y sont opposés dans un communiqué commun. Un refus auquel s'est associé Franck Margain, un «petit» candidat proche de Christine Boutin. Bref, jeudi soir, seule Nathalie Kosciusko-Morizet n'avait pas fait valoir d'opposition.

«Complexité, opacité, inéquité»

Les candidats rebelles disent regretter «la complexité, l'opacité et l'inéquité qui président à la préparation des primaires». «Les choix sont systématiquement faits en dehors de toute concertation, dans une totale opacité et une mise à l'écart des candidats qui n'en sont informés que par la presse», accusent les rebelles. Au cœur des contestations, la préinscription des électeurs sur Internet qui doit s'effectuer, moyennant 3€, entre le 15 avril et le 10 mai. «On va fixer le corps électoral avant même le débat électoral, avant qu'il y ait une dynamique», s'insurge Pierre-Yves Bournazel. Le conseiller de Paris refuse aussi le paiement par carte bancaire, un «frein en soi».

«Les règles sont très fermées», abonde Jean-François Legaret alors que l'entourage de Rachida Dati pointe du doigt la nomination «sans concertation» d'Antoine Rufenacht, ancien maire du Havre, comme président du conseil supérieur des primaires. «Ce n'est pas aux candidats de décider des modalités. Nous avons pris en compte un certain nombre de demandes mais, à un moment donné, il faut trancher, ça a été super transparent», rétorque-t-on à la fédération. Les primaires n'ont pas commencé que les démons de la droite parisienne ont déjà répondu présents.

Calendrier

La fédération propose que les candidatures puissent s'échelonner jusqu'au 2 avril. Le premier tour aurait lieu du 31 mai au 3 juin et le second, si aucun candidat ne dépasse les 50 % des suffrages exprimés, du 7 juin au 10 juin.