Le tribunal affiche les Déboulonneurs

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Les Déboulonneurs ne veulent pas d'un nouveau tour de vis de la justice. Ce lundi s'ouvre au tribunal de grande instance de Paris le procès de six membres de ce collectif, qui avaient barbouillé le 28 février 2009 des panneaux publicitaires situés dans la station Barbès-Rochechouart avec des messages tels que «vitrine du mensonge» ou «violence économique». Par ce type d'action, les déboulonneurs entendent lutter contre le système publicitaire et alerte sur les conséquences de la « surpublicité » dans l'espace public. Le collectif souhaite ainsi une réduction de la taille des affiches, à 50 x 70 cm, et du nombre de panneaux. En octobre, six militants avaient déjà été condamnés à des amendes de 100 € et 250 € pour des barbouillages commis en janvier 2011 à la station de RER Auber, sur des écrans numériques. «Les Déboulonneurs attendent de la 12e chambre qu'elle les relaxe pour confirmer la légitimé de leur acte de résistance au danger publicitaire», détaille le collectif dans un communiqué. J. C.