La galère, moyen de transport du jour

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Il fallait avoir du flair, de la chance et surtout beaucoup de patience pour circuler, hier, en Ile-de-France. Pour les usagers du métro, aucune prévision tangible de la circulation n’avait été mise en place, alors que la grève en faveur des retraites battait son plein toute la journée. Si la ligne 1 était totalement désertée par les rames durant la matinée, c’était au tour des lignes 3, 6, 8 et 12 de se retrouver paralysées dans l’après-midi. De vingt à quarante minutes d’attente, parfois plus. Le site Web de la RATP censé renseigner sur l’état du trafic, citéfutée, était indisponible dès le début de la matinée, « en raison d’un nombre excessif de connexions », annonçait la régie. Côté bus, la RATP révélait un trafic assuré à 60 % quand 75 % des tramways circulaient sur la ligne 1 et aucun sur la ligne 2. La SNCF affirmait, hier, « avoir maintenu un trafic conforme à [ses] prévisions, hormis sur la ligne B du RER ». Un constat qui n’était pas partagé par tous les usagers. « Mon train, pourtant affiché la veille à 5 h 54 en gare de Persan-Beaumont, n’est arrivé qu’à 6 h 30 du matin », affirmait Eric, 36 ans. Dans les gares, de nombreux voyageurs faisaient le pied de grue, parfois plus d’une heure, devant les panneaux d’affichage avant d’être fixé sur leur sort, hier après-midi. « Ça fait une heure que j’attends mon train pour Valmondois, se plaignait Josiane, 47 ans. Ce matin, arrivée gare du Nord, j’ai renoncé à prendre le métro et j’ai dû marcher près de quarante minutes jusqu’à République. Une heure de retard au boulot le matin. Heureusement, aujourd’hui le patron nous l’a offerte. » Arnaud Poitevin

normale Un retour à la normale était prévu sur le réseau RATP dès l’ouverture du service, ce matin, malgré un préavis de grève valable jusqu’à 6 h 30. Idem pour la SNCF, en dépit d’un préavis courant jusqu’à 8 heures.