Surveillance très active du nucléaire francilien

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Le gendarme du nucléaire reste sur ses gardes. Au cours de l’année 2002, les contrôles se sont multipliés, comme l’expliquaient hier les représentants de la Drire (Direction régionale de l’industrie, de la recherche et de l’environnement), agissant au nom de l’autorité de sûreté nucléaire (ASN). « Les sites nucléaires franciliens ont été contrôlés un jour par semaine au cours de l’année dernière », se félicitait Nathalie Homobono, directrice de la Drire Ile-de-France. La région compte seize installations nucléaires, réparties sur trois sites. Ceux-ci ont connu 34 incidents, de niveau 0 ou de niveau 1, sur une échelle de 7. « C’est-à-dire qu’ils n’ont eu aucun impact sur la sûreté », rappelle Philippe Bordarier, chef de la division sûreté nucléaire à la Drire. Deux sites seront particulièrement suivis en 2003 : Fontenay-aux-Roses, qui doit être démantelé d’ici à 2010, d’où une augmentation du nombre de transports de déchets nucléaires vers Cadarache (13). Et Saclay, où Sisbio (production de source radiologique à usage médical) sera la première installation nucléaire française à passer dans le domaine du privé. M. B.

décrets La législation sur la radioprotection s’est dotée de trois nouveaux décrets : sur la protection des patients, sur celle des travailleurs et sur les mesures d’intervention en cas de crise. Ils complètent un décret de 2002 sur la protection de la population.