Sans sucreries à la récré, certains jeunes défaillent

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Et si la suppression de la barre chocolatée à l'intercours nuisait à la santé ? C'est du moins ce qu'affirme le proviseur du lycée technique Raspail (14e). Selon lui, « la fréquentation de l'infirmerie scolaire a augmenté de 20 % entre 10 h et midi, en raison du retrait des distributeurs ». Toujours est-il que son établissement peut apparaître comme un cas particulier. D'une part, il accueille principalement des garçons en pleine croissance, du BEP à la prépa. D'autre part, l'enclavement du lycée contraint certains élèves à « prendre leur petit déjeuner à 5 h du matin », avant d'enchaîner sur une heure et demie de transports en commun.

Dès lors, le proviseur estime qu'ils ont bien mérité « un café ou un paquet de gâteaux ». Et non pas uniquement un verre d'eau.

L. de C.

De son côté, la FCPE, première fédération de parents d'élèves, se félicite de l'application de la loi. « Il était nécessaire d'enlever les boissons sucrées pour éviter d'avoir des enfants format XXL », explique Faride Hamana, le président.