De nouvelles idées pour mieux manger à l'école

©2006 20 minutes

— 

 
  — no credit

En cette rentrée 2006, ils manquent à l'appel. Exclus de l'école l'an dernier, les distributeurs de sucreries et de boissons sont peu à peu supplantés par d'autres initiatives. La loi du 9 août 2004 sur la politique de santé publique a en effet condamné les automates à disparaître de tous les établissements scolaires, afin de lutter contre l'obésité.

Un an après, plusieurs établissements franciliens ont poursuivi la guerre contre le grignotage entamée l'an dernier. Ainsi, le 13e arrondissement a lancé fin 2005 l'opération « Un fruit frais à la récré ». Trois écoles y ont participé, et des fruits de saison y ont été distribués gratuitement lors de la pause de 10 h.

Les maternelles de quinze arrondissements ont mis en place il y a quelques mois un goûter récréatif, jugé plus sain que la distribution de lait qui avait lieu auparavant à la récréation du matin. Il en coûte aux familles entre 0,15 euros et 1,50 euros, selon leurs revenus. Oubliées les barres chocolatées caloriques, dans une région où 16 % des enfants de 5 à 6 ans sont en surpoids ou obèses, selon l'Institut national de veille sanitaire. Un record national.

Mais la loi condamne du même coup les distributeurs payants de fruits. L'expérience menée l'an dernier dans sept lycées de Seine-et-Marne et du Val-de-Marne en a fait les frais. « Un fabricant avait conçu quinze distributeurs de pommes, qui remportaient un vif succès auprès des jeunes, notamment des filles, mais l'expérience a tourné court à cause de la loi », explique la responsable du projet, pour qui « c'est un comble de mettre sur le même plan les viennoiseries et les fruits frais ».

Pour d'autres établissements, le retrait des distributeurs a néanmoins été l'occasion de persévérer dans l'alimentation biologique. Ainsi dans le 2e, les cantines de tous les collèges et écoles primaires ont droit à des repas de première qualité. « On met un maximum de bio dans chaque repas, explique la directrice de cabinet du maire. Des légumes de saison, du pain semi-complet bio, et on organise des repas végétariens qui plaisent beaucoup aux enfants. » Reste qu'avoir des enfants minces peut coûter gros aux parents. Car le luxe bio pèse sur les tarifs.

Laure de Charette