A Paris, le logement toujours défaillant

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Les Parisiens ne semblent pas près de bénéficier de conditions plus favorables pour se loger. Taille des habitations, construction de logements... Tout est en baisse, comme vient le confirmer une étude de l'Atelier parisien d'urbanisme (Apur), parue hier.

Le nombre de logements mis en chantier se réduit comme peau de chagrin (voir infographie). Jean-Yves Mano, adjoint (PS) chargé du Logement accuse « le manque de perspective de la précédente mandature, qui a créé un creux de construction. Mais le nombre de permis de construire déposés remonte, avec de très bons chiffres en juillet. »

Les locataires du parc privé restent plus longtemps dans leur logement En 2004, 20 % des appartements loués changeaient d'occupants, contre 24,6 % en 1998. « La hausse des prix a favorisé la stabilité des locataires », selon l'Apur.

Le nombre de demandeurs de logements sociaux, lui, ne cesse d'augmenter. Il est passé de 86 339 en 1995 à 103 993 fin 2005, un record historique.

Les habitations très modestes sont en voie d'extinction Il ne reste que 38 900 logements à loyer loi 1948 (259 000 en 1978), 556 hôtels meublés (3 170 en 1970) et 20 000 chambres de service (66 000 en 1968). Moins de 100 000 logements n'ont pas de WC intérieur.

Les Parisiens sont priés de se serrer Ils disposent en moyenne de 30,5 m2 par tête, contre 37,5 m2 au niveau national.

Le taux de logement vacants est en chute libre (voir infographie). Seuls 16 000 propriétaires étaient soumis à une taxe sur la vacance en 2005, contre 25 500 en 1999.

Magali Gruet