Bernard Birsinger, maire de Bobigny, est mort à 52 ans

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Il était militant communiste depuis plus de trente ans, et maire de Bobigny (Seine-Saint-Denis) depuis plus de dix. Bernard Birsinger est mort vendredi, à 52 ans, d'un arrêt cardiaque survenu alors qu'il s'exprimait lors d'une table ronde sur le logement à Bunus (Pyrénées-Atlantiques). L'élu du Parti communiste s'est brutalement écroulé, victime d'un malaise.

Ce week-end, l'hôtel de ville de Bobigny est resté ouvert et de nombreux habitants sont venus rendre hommage au maire. De multiples personnalités et associations ont aussi tenu à témoigner leur attachement à l'homme et à ses combats. Marie-George Buffet, secrétaire nationale du PCF s'est dite « atterrée par sa disparition », décrivant un homme « pétri de courage et d'humanité ». Bertrand Delanoë, maire de Paris, a lui salué « un élu estimé par tous au-delà des clivages partisans ». Droit au logement évoque « un militant du logement, qui a lancé la fronde des maires contre les expulsions locatives et une campagne pour la cause des mal-logés ».

Bernard Birsinger était un électromécanicien, devenu maire en 1995. Engagé dans les luttes sociales et contre la peine de mort, il était le suppléant de Jean-Claude Gayssot et avait donc occupé un poste de député entre 1997 et 2002. Il était amateur de jazz, de pêche à la ligne, et fervent supporteur du Red Star, club de foot de la banlieue nord.